Brazey-en-Plaine. Alain Becquet succède à Sébastien Delacour à l’intercommunalité des Rives de Saône

À Brazey-en-Plaine, l’élection du président de la communauté de communes des Rives de Saône s’est jouée à un souffle, mercredi 15 avril. Au terme d’un scrutin tendu, Alain Becquet l’a emporté face au président sortant, Sébastien Dufour.

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Alain Becquet a été élu président de l'intercommunalité, après un scrutin très serré face au président sortant, Sébastien Delacour.

Ils étaient 57 conseillers communautaires présents dans la salle des fêtes de Brazey-en-Plaine pour cette séance décisive. Majorité absolue fixée à 29 voix : le compte y est, mais de justesse. Alain Becquet, maire de Seurre, jusque-là premier vice-président, s’impose et accède à la tête de la collectivité, au terme d’un duel très attendu avec Sébastien Delacour, édile de Pouilly-sur-Saône.

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Très vite, Alain Becquet a aussi choisi d’alerter sur la trajectoire financière de l’intercommunalité. “Il est de notre responsabilité collective d’anticiper et d’agir. Nous ne pourrons pas indéfiniment compenser par l’impôt”, a-t-il insisté, pointant une hausse significative des dépenses ces dernières années.
Dans cette optique, il promet une gestion rigoureuse et annonce vouloir ” traquer chaque économie” dans les budgets à venir.

Une priorité donnée aux mobilités et à la proximité

Au-delà du constat financier, le maire de Seurre a détaillé plusieurs axes forts pour le mandat. À commencer par les mobilités, érigées en priorité. “Le projet phare de ce mandat sera la mobilité”, a-t-il affirmé, rappelant que ce sujet était revenu “dans tous les programmes municipaux”.

L’objectif affiché : améliorer les déplacements, faciliter l’accès aux services et réduire l’isolement des habitants, notamment dans les communes rurales.

Le nouveau président souhaite également renforcer l’accompagnement des communes, en particulier les plus petites. Il a ainsi évoqué la création d’un “guichet public gratuit” pour aider au montage des dossiers de subventions, ainsi qu’un appui renforcé en matière d’urbanisme. Une manière de répondre aux attentes exprimées par plusieurs élus locaux.

Sur ce même terrain de l’urbanisme, Alain Becquet a marqué une ligne politique claire. “Je reste opposé au transfert du PLUi”, a-t-il déclaré, se positionnant contre une évolution institutionnelle jugée trop éloignée des réalités communales.

Avec cette victoire étriquée, Alain Becquet ouvre une nouvelle séquence à la tête des Rives de Saône. Reste désormais à transformer les intentions en actions, tout en rassemblant une assemblée divisée. “Les défis qui nous attendent sont nombreux, financiers, sociaux”, a-t-il conclu, appelant à “travailler collectivement” pour l’avenir du territoire.