Dole. Dole va faire voyager la musique avec les Pupitres en Liberté

Décalée dans le calendrier aux 25 et 26 avril prochains, la onzième édition des Pupitres en Liberté entend renouveler l’expérience musicale à Dole, en valorisant notamment les enseignants-artistes du conservatoire.

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festival Pupitres Liberté Dole
Une onzième édition qui se veut haute en couleurs. Crédit photo : ville de Dole.

Décalée d’un mois par rapport à son rendez-vous habituel, la onzième édition des Pupitres s’inscrit dans une dynamique de transition. « On n’est pas à la date habituelle (fin mars-début avril, NDLR) c’était lié, évidemment, au calendrier électoral », rappelle Jean-Philippe Lefèvre, conseiller municipal délégué chargé de la saison de musique classique. Un ajustement qui n’empêche pas le festival de maintenir son ambition : proposer une programmation dense et accessible, tout en explorant de nouveaux lieux et formats.

Parmi les évolutions notables, le Manège de Brack s’impose comme un espace central. « Le concert final aura lieu au manège de Brack », insiste l’élu, évoquant à la fois les contraintes d’occupation et les qualités acoustiques du lieu.

Ce rendez-vous, « Le printemps sur le Danube », interprété par l’orchestre Victor Hugo Franche-Comté, constituera l’un des temps forts de cette édition. Une capacité réduite qui incite les spectateurs à anticiper leurs réservations, même si « aujourd’hui, les gens fonctionnent comme avec une place de cinéma ».

Des lieux réinvestis, une ville en musique

Le festival investit de nombreux espaces, avec le retour du foyer du théâtre ou encore du cloître de la Visitation. L’objectif : encourager la déambulation musicale et la découverte de nouveaux cadres d’écoute.

Au total, 29 propositions sont annoncées, souvent sous forme de concerts courts. Parmi les temps forts figurent « Deux pianos et percussions », « Cor des Alpes », ou encore des programmes comme « mélodies roumaines » et « danses roumaines », directement inspirés du thème des « Carnets de voyage ». Le public pourra également découvrir une adaptation originale de « West Side Story », ainsi que des œuvres comme les Rhapsodies espagnoles de Ravel ou des pièces d’Albéniz.

Le festival s’ouvre aussi à d’autres influences, avec une proposition de musique japonaise traditionnelle portée par Akiko Kanabe.

Mettre en lumière les enseignants-artistes

Au cœur du projet, une volonté affirmée : valoriser les professeurs du conservatoire. « Le souci que j’ai toujours eu, c’est de permettre à des gens qui sont souvent regardés comme uniquement des enseignants, de rappeler que c’était d’abord des artistes », insiste Jean-Philippe Lefèvre.

Cette philosophie irrigue toute la programmation, de la carte blanche aux élèves et ensembles amateurs en ouverture, jusqu’aux concerts du dimanche et au bal folk de clôture. « C’est l’opportunité pour ces élèves de découvrir leurs “professeurs” en tant qu’artistes », souligne-t-il.

Financé par la Ville, la Région et le Département, le festival se veut accessible, avec un seul concert payant. En clôture de saison de musique classique, les Pupitres confirment ainsi leur rôle de trait d’union entre enseignement, création et diffusion musicale à Dole.