Invitée de la semaine. Emma Politi, en concert aux Nuits (Re)belles pour fêter la sortie de son album

Le festival musical itinérant "Les Nuits (Re)belles" parcourra le Jura du 29 mai au 21 juin. Pour le dernier week-end, à Vaudrey, Chille et Picarreau, Emma Politi enflammera les scènes de plein air, pour fêter la sortie de son nouvel album "La vitesse et le risque".

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Emma Politi Nuits Rebelles
Emma Politi sera la dernière tête d'affiche des Nuits (Re)belles les 19, 20 et 21 juin. Crédit photo Emma Kraemer.

Vous avez commencé à écrire des textes très tôt, puis votre univers a énormément évolué au fil des années, de la chanson vers un style plus brut. Comment s’est faite cette évolution ?

Je pense que ce qui a permis de faire évoluer mon style, c’est que je suis passée de la composition à la guitare, à la MAO (musique assistée par ordinateur). Donc, avant, c’était de la guitare-voix, des ballades en français, avec beaucoup d’inspiration de chansons françaises du XX ème siècle. Et, au fur et à mesure, la MAO m’a permis de tirer vers un style un peu plus moderne, plus étoffé et plus dense. Je me suis créée tout un référentiel musical qui me ressemblait avec le rap, la nouvelle chanson française ou la pop.

Au niveau des textes, on perçoit un caractère très poétique, avec beaucoup d’images. Votre processus d’écriture prend quelle forme et quel rôle joue la musique dans celui-ci ?

Au début, c’était le texte qui venait avant la musique mais, avec l’ordinateur, j’ai commencé à tout faire en même temps. La musique et le texte se nourrissent mutuellement. J’ai toujours beaucoup écrit et, à un moment, j’ai commencé à pratiquer l’écriture automatique, qui est beaucoup utilisée en musique. On laisse écrire le stylo, on ne fait pas le truc consciemment, ce qui fait venir plein de métaphores et d’images. On ne rationalise pas, et c’est grâce à ça que vient la poésie.

Portrait d’Emma Politi souriante, crédit photo Emma Kraemer
Emma Politi allie la chanson française et le rap dans ses chansons imagées et énergiques. Crédit photo Emma Kraemer.

Vous jouerez avec un percussionniste lors de vos trois concerts dans le Jura. Comment cet instrument peut apporter quelque chose de plus collectif et vivant ?

La percussion, c’est un instrument qui me plaît vraiment bien, puisqu’il y a une énergie particulière. Ça fait du bruit et c’est ce que j’aime dans la musique : faire du bruit. C’était le bon duo pour amener du vivant, de la danse, de la joie. Ce que je fais, c’est pas forcément joyeux, mais j’essaie de ramener ça, pour rehausser la tristesse des paroles parfois. Ce qui m’importe, c’est surtout de faire plaisir aux gens qui sont là, et de partager.

Vous avez grandi en région parisienne et du côté de Tonnerre, en Bourgogne. Est-ce que le Jura est un territoire que vous connaissez bien et est ce que ça vous plaît de venir jouer ici ?

Oui, je suis trop contente. J’ai découvert le Jura il y a trois ans, parce que j’ai une amie qui habite à La Pesse, pas loin de Saint-Claude. J’ai découvert La Fraternelle, qui est une magnifique salle de concert. J’adore cette région, donc je suis vraiment contente d’en découvrir plus.

Depuis la sortie de votre dernier projet, est ce que vous travaillez sur un nouvel album ?

Je travaille depuis un an et demi, deux ans, sur un nouveau projet, depuis le dernier EP (L’orage et toute la mer, en septembre 2024). Il sortira le 19 juin, on fera une release party la veille dans une salle de concert à Paris : Le Zèbre de Belleville. Et, le jour même, on jouera à Vaudrey avec Le Moulins. Pour le public jurassien, vous pouvez écouter “Océan”, qui représente assez bien mon univers, et peut-être “Perle d’or” (une version live est disponible). Il y aura aussi un morceau du nouvel album, “Devant l’Atlantique”, qui sort le 22 mai, et que vous pourrez écouter avant les concerts.