Dole. Un an après son ouverture, la Maison de la parentalité dresse un premier bilan positif

Ouverte il y a un an à Dole, la Maison de la parentalité a progressivement trouvé sa place dans le paysage local. Pensé comme un lieu d’écoute, d’accompagnement et de soutien aux familles, cet espace innovant accueille aujourd’hui une centaine de familles et développe de nombreux partenariats autour de la parentalité.

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Maison de la parentalité Dole
Sophie Jobelin, Annie Colin et Justine Gruet ont dressé le premier bilan de la Maison de la parentalité de Dole, un an après son ouverture.

Un an après son ouverture, la Maison de la parentalité de Dole dresse un premier bilan jugé « très positif » par ses responsables et les élus municipaux. Installée comme un lieu d’écoute et d’accompagnement des familles, cette structure encore rare à l’échelle régionale poursuit son développement avec un objectif clair : soutenir les parents sans jugement et leur offrir un espace de confiance.

“C’était une volonté politique de la municipalité de mettre en place un dispositif qui permettait d’accompagner les parents, de guider les parents finalement dans ce rôle de la parentalité”, rappelle la députée de la circonscription doloise Justine Gruet. Une structure pensée comme “une porte ouverte” pour les familles, sans rendez-vous, afin de pouvoir évoquer librement les difficultés rencontrées au quotidien.

Depuis un an, Annie Colin, directrice de la structure, et son équipe ont dû construire ce projet “avec une feuille blanche”. Un important travail de maillage territorial a notamment été engagé. Aujourd’hui, près de 200 partenaires ont été identifiés autour de la Maison de la parentalité. Une quinzaine interviennent régulièrement à travers des ateliers, permanences ou conférences.

Un lieu d’écoute et de prévention

La structure accompagne des problématiques très variées, de la petite enfance à l’adolescence. “La parentalité c’est large puisque nous on gère sur du 0-18 ans”, souligne Annie Colin. Les équipes interviennent notamment autour du deuil périnatal, de la neuroatypie, des parcours PMA ou encore des difficultés liées à l’adolescence et aux réseaux sociaux.

Chaque mercredi après-midi, une permanence de la Maison des adolescents est également proposée au sein des locaux. “On a vraiment aujourd’hui des demandes qui sont sur des choses graves. Des enfants qui se scarifient, des suicides, etc. Donc on a vraiment un rôle à jouer dans cette écoute des parents” , explique Annie Colin.

Pour Sophie Jobelin, adjointe chargée de l’éducation et de la petite enfance, la force du lieu repose avant tout sur “un accueil humain, bienveillant et sans stigmatisation”. Un accompagnement qui vise autant à écouter qu’à redonner confiance aux parents dans leur rôle éducatif.

Des projets déjà envisagés

Forte de cette première année d’activité, la Maison de la parentalité prépare déjà la suite. Plusieurs nouveaux projets sont à l’étude, notamment autour des futurs pères avec un cycle « Père en devenir », mais aussi des parcours PMA ou de nouvelles actions culturelles avec Scène du Jura.

La structure accueille aujourd’hui une centaine de familles de manière régulière, principalement originaires de Dole et du Grand Dole, même si certaines viennent également du Val d’Amour, d’Auxonne ou de Côte-d’Or.

“Il n’y a pas de parent parfait”, rappelle Annie Colin. Une philosophie qui résume l’esprit du lieu : proposer un espace d’échange accessible à tous, où chacun peut venir chercher des conseils, partager son expérience ou simplement trouver une écoute.