Rubrique. Nenni ma foi ! 6 juillet

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Drapeau Bourgogne Franche-Comté
Drapeau Bourgogne Franche-Comté

Le 6 juillet 1637, pendant la guerre de Dix Ans, les troupes françaises assiègent Lons le Saunier et ouvrent une brèche dans les murailles. Christophe de Raincourt choisit une défense désespérée : on brûle la ville. Il se replie dans les ruines du château mais devra se rendre huit jours plus tard faute de vivres et de munitions.

Le 6 juillet 1639, deux ans plus tard et toujours sous les assauts de la guerre de Dix Ans, c’est au tour de Pontarlier de brûler. Dans cette ville commerçante et frontalière, verrou du Haut-Doubs on compte 300 à 400 victimes.

Le 6 juillet 1790, les municipalités de Louhans, Cuisery, Sagy se réunissent pour organiser l’envoi de leurs gardes nationaux à Paris et pour dresser les plans des autels de la patrie locaux. On décide aussi d’organiser une grande célébration républicaine le 14 dans la prairie du Breuil à Louhans. Fini les droits seigneuriaux des seigneurs de Châteaurenaud !

Le 6 juillet 1882, le Bulletin de l’instruction primaire du Jura énonce les instructions officielles pour l’enseignement primaire. En cours préparatoire le programme d’éducation physique prévoit : « exercice de marche, d’alignement, de formation de peloton ; préparation à l’exercice militaire… ». Y a plus qu’à. C’est bientôt 14-18.

Le 6 juillet 1885, le jeune alsacien Joseph Meister, 9 ans, qui vient de subir 14 morsures d’un chien enragé est condamné. Mais il sera le premier à recevoir le vaccin contre la rage imaginé par Louis Pasteur, natif de Dole. Il est sauvé comme les 350 inoculés dans l’année qui suit. Une souscription fait rage qui permet la création de l’Institut Pasteur.

Le 6 juillet 1961, meurt à 86 ans Félicien Bœuf, enfant de Ruffey sur Seille dans le Jura. Savant méconnu, il fut le premier titulaire de la chaire de Génétique de Bondy de 1945 à 1953 et créa une variété de blé dur en 1936 qui tripla les surfaces cultivables en Afrique du Nord. Évelyne Petit, maire de Ruffey, inaugurant la place en son nom dit de lui qu’il était le : « … digne héritier de Claude Bernard et de Louis Pasteur ».