La Bourgogne-Franche-Comté figure parmi les régions où les seniors rencontrent le plus de difficultés financières. C’est ce que met en lumière une étude menée en mai par Skarlett auprès de retraités de plus de 60 ans. Les résultats régionaux apparaissent nettement plus préoccupants que ceux observés à l’échelle nationale.
Premier indicateur marquant : 53,3 % des personnes interrogées dans la région déclarent rencontrer « toujours » des difficultés en fin de mois. À titre de comparaison, cette proportion atteint 35,3 % au niveau national. Un écart qui témoigne d’une pression budgétaire particulièrement forte pour de nombreux ménages.
Cette situation s’explique notamment par la hausse continue des dépenses contraintes. Logement, alimentation, énergie ou assurances pèsent de plus en plus lourd dans les budgets.
Des comportements contraints par le budget
Face à ces tensions, de nombreux seniors adaptent leurs habitudes de consommation. Selon l’étude, jusqu’à 61,5 % des répondants de Bourgogne-Franche-Comté déclarent avoir modifié leur manière de consommer ou de gérer leur budget. Comparaison systématique des prix, recherche de promotions ou limitation de certaines dépenses deviennent des réflexes.
Cette adaptation touche parfois des postes pourtant importants dans la vie quotidienne. À l’échelle nationale, plus de la moitié des répondants indiquent avoir réduit certaines dépenses liées aux loisirs, aux vacances ou à l’alimentation. Une évolution qui traduit une perte progressive de confort financier.
Les témoignages recueillis par Skarlett illustrent cette réalité. « Aujourd’hui, une fois le loyer, les courses et les factures payés, il ne reste plus rien », confie ainsi Véronique, 68 ans. « Je compare tous les prix et j’ai renoncé à certaines sorties avec mes petits-enfants. » Des situations qui résonnent avec les difficultés exprimées dans la région.
Des projets de plus en plus difficiles à concrétiser
La fragilité financière ne se limite pas aux dépenses du quotidien. Elle pèse également sur la capacité des seniors à envisager l’avenir sereinement. En Bourgogne-Franche-Comté, 53,3 % des personnes interrogées estiment ne pas pouvoir réaliser leurs projets personnels. Au niveau national, elles sont 28,6 % à partager ce constat.
Voyages, travaux dans le logement ou aide aux proches sont ainsi reportés, voire abandonnés. « Avec l’augmentation des prix, nous avons dû renoncer à certains projets, comme des travaux dans la maison ou quelques jours de vacances », explique Jean-Pierre, 72 ans.
L’étude met également en évidence un malaise autour des questions patrimoniales. En Bourgogne-Franche-Comté, 60 % des répondants déclarent ne pas être à l’aise avec la transmission de leur patrimoine. Pour Skarlett, ces résultats traduisent des besoins croissants en matière d’accompagnement budgétaire, de santé et de sécurisation financière. Ils placent surtout la région parmi les territoires les plus fragilisés de l’enquête.






















