Dole. Des finances maîtrisées et une dette qui poursuit sa baisse

Le conseil municipal de Dole a approuvé lundi 22 juin le compte financier unique de l’exercice 2025. La majorité municipale met en avant des dépenses contenues, un niveau d’investissement soutenu et une capacité de désendettement en amélioration.

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Le compte financier unique 2025 a été adopté par le conseil municipal après un débat sur la capacité de désendettement de la Ville. Photo d'illustration.

Le compte financier unique 2025 a donné lieu à un long échange lors du conseil municipal de Dole, lundi 22 juin. À cette occasion, le maire Jean-Baptiste Gagnoux a défendu la gestion financière de la collectivité, dans un contexte qu’il juge de plus en plus incertain pour les finances locales.

Selon les chiffres présentés, les recettes de fonctionnement atteignent près de 29 millions d’euros, en progression de 2,7 %, tandis que les dépenses s’établissent à 23,7 millions d’euros, en légère baisse de 20 000 euros par rapport à l’exercice précédent. « Les dépenses sont contenues et nous devons continuer dans cette logique », a souligné le maire, estimant que cette maîtrise des charges constitue un atout pour les années à venir.

La municipalité met également en avant les effets de sa politique de rénovation énergétique. Les dépenses liées aux énergies diminuent de 296 000 euros, une baisse que Jean-Baptiste Gagnoux attribue notamment aux investissements réalisés ces dernières années sur le patrimoine communal. « Tout ça entraîne donc des dépenses contenues et un autofinancement qui progresse de 780 000 euros pour l’exercice 2025 », a-t-il indiqué.

Une épargne brute de plus de 5 millions d’euros

Chargé de détailler les comptes, Bruno Mazier, adjoint aux finances, a présenté des recettes réelles de fonctionnement de 33,1 millions d’euros. Elles sont portées par une fiscalité directe en hausse de 3,3 % ainsi que par une légère progression des dotations de l’État.

Les dépenses de fonctionnement atteignent 23,7 millions d’euros. Elles comprennent notamment 12,8 millions d’euros de charges de personnel ainsi que les dépenses courantes liées aux services municipaux et au marché de performance énergétique.

L’épargne brute de la Ville s’élève à 5,419 millions d’euros. Une fois les remboursements d’emprunts assurés, la collectivité conserve environ 1,5 million d’euros de capacité d’autofinancement. Le taux d’épargne brute atteint 18,66 %, bien au-dessus du seuil prudentiel fixé à 12 %.

En matière d’investissement, la Ville a consacré près de 9,4 millions d’euros à ses équipements en 2025. Ces dépenses ont été financées par plusieurs leviers : le fonds de compensation de la TVA, des subventions, des cessions foncières, un prélèvement sur l’épargne et un recours à l’emprunt limité à 2 millions d’euros.

Un échange avec l’opposition sur le désendettement

L’un des principaux indicateurs mis en avant par la majorité concerne la capacité de désendettement de la commune. Celle-ci s’établit à 6,5 années, contre un seuil d’alerte généralement fixé à douze ans. « Nous obtenons ces 6,5 années mais les cessions ne sont pas comptées », a insisté Bruno Mazier lors de sa présentation.

Cette analyse a toutefois été nuancée par l’opposition. Guillaume Bouteloup a estimé que les ventes réalisées par la collectivité contribuaient à améliorer les résultats financiers de l’exercice. Une interprétation contestée par l’adjoint aux finances. « Les cessions ne sont pas comprises dans ce calcul de l’autofinancement et dans le ratio de capacité d’endettement », a-t-il répondu, précisant que les recettes exceptionnelles avaient été neutralisées dans les calculs.

Jean-Baptiste Gagnoux a également rappelé que les résultats présentés correspondaient à la réalité de l’exercice écoulé et non aux prévisions budgétaires. « Le moment de vérité financier d’une collectivité, c’est maintenant », a-t-il lancé, en soulignant que seuls 2 millions d’euros avaient finalement été empruntés, contre 4 millions envisagés lors du vote du budget primitif.

Au terme des débats, le compte financier unique du budget principal ainsi que celui du budget annexe du stationnement ont été approuvés par le conseil municipal