Champagnole. Le projet photovoltaïque du Mont-Rivel divise le conseil

Le futur parc photovoltaïque envisagé sur l’ancienne carrière du Mont-Rivel a relancé les tensions entre majorité et opposition au conseil municipal.

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projet photovoltaique Mont Rivel
Le projet prévoit des panneaux sur plusieurs zones de l’ancienne carrière.

Le projet photovoltaïque du Mont-Rivel continue de faire débat à Champagnole. Réunis en conseil municipal, les élus devaient avant tout désigner les représentants de la commune au sein du comité de pilotage chargé du développement du futur parc solaire. Mais très vite, les discussions ont dérivé.

Le projet prévoit l’installation de panneaux photovoltaïques sur l’ancienne carrière du Mont-Rivel ainsi que sur les zones rocheuses alentour. Une convention de partenariat, signée en juin 2024, encadre déjà le développement du dossier et sa gouvernance. « C’est un projet qui a déjà été présenté précédemment au conseil municipal », a rappelé le maire, Guy Saillard.

La société d’économie mixte dédiée au projet rassemble la commune de Champagnole, le SIDEC du Jura ainsi qu’un partenaire francilien spécialisé dans les énergies renouvelables. La commune détient 35 % des parts. « Ils apportent énormément de compétences parce qu’ils en ont déjà réalisé beaucoup », a défendu Guy Saillard, qui souhaite poursuivre le développement du dossier.

Une opposition critique sur le fond du projet

Rapidement, plusieurs interrogations ont émergé autour des conséquences environnementales du futur parc solaire. L’élu d’opposition Nathanaël Tribut a notamment demandé si une véritable consultation publique était prévue. « On a retiré toutes les zones où il pouvait y avoir un enjeu environnemental », a assuré le maire.

Guy Saillard a également rappelé que la décision finale ne dépendrait pas de la commune mais des services de l’État. Il a aussi confirmé qu’une consultation publique interviendrait dans la suite de la procédure.

Mais les explications n’ont pas convaincu Nathanaël Tribut, qui a exprimé ses réserves sur l’installation de panneaux dans ce secteur naturel. « Personnellement, je trouve ça pas très intelligent », a-t-il lancé durant les échanges. Une critique immédiatement contestée par Guy Saillard. « Une carrière, ce n’est plus un milieu naturel », a répondu le maire.

Un débat plus large sur les énergies renouvelables

Au fil des discussions, le débat a progressivement dépassé le seul cas du Mont-Rivel. Guy Saillard a défendu la nécessité de développer des moyens de production électrique face à la hausse des besoins énergétiques. « On ne peut pas vouloir consommer de l’électricité, refuser les éoliennes et refuser les panneaux photovoltaïques », a-t-il estimé devant le conseil.

De son côté, Nathanaël Tribut a insisté sur l’impact paysager potentiel du projet. L’élu a notamment évoqué l’attachement des habitants au secteur du Mont-Rivel, très fréquenté par les promeneurs. « Je n’ai pas envie d’admirer des panneaux quand je vais me promener », a-t-il affirmé. La municipalité assure toutefois que le projet resterait limité à moins de cinq hectares, répartis sur plusieurs zones de l’ancienne carrière.