Rubrique. Nenni ma foi ! 13 juillet

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Drapeau Bourgogne Franche-Comté
Drapeau Bourgogne Franche-Comté

Le 13 juillet 1788, la Franche-Comté, la Bresse et une grande partie de la France sont traversés par un orage cataclysmique. Des grêlons géants (on parle de plusieurs centaines de grammes) hachent menu les céréales et les vignobles. La récolte d’été est perdue. Pour beaucoup c’est la famine. L’hiver suivant sera glacial et la colère et la faim accélèreront la détresse populaire qui mènera à la Révolution française.

Le 13 juillet 1789 est la veille d’un jour particulier que ne verra pas Jean-Denis Ferréol Blanc, avocat bisontin et député du Tiers état du baillage de Besançon. Il meurt ce jour-là à Versailles. Il s’était rendu célèbre en contribuant à la condamnation de Mirabeau dans l’affaire Sophie de Monnier quand ce futur grand de la Révolution fut pris dans une affaire amoureuse scandaleuse alors qu’il était « prisonnier » au fort de Joux. Un prisonnier… libertin !

Le 13 juillet 1794, 25 messidor an II pour les contemporains, une douzaine de jurassiens sont guillotinés, victimes du Tribunal révolutionnaire de Paris. La Terreur frappe jusque dans l’histoire des familles comtoises.

Le 13 juillet 1929, meurt Auguste Lebeuf, astronome et directeur de l’Observatoire de Besançon. Il a contribué au prestige de l’horlogerie comtoise grâce au grand rôle que jouait l’Observatoire dans la chronométrie. Il étudia de près la mécanique céleste et l’influence de Jupiter sur les orbites des plus petites planètes.

Le soir du 13 juillet 1942, un homme venu à vélo arrive rue des Docks à Besançon. C’est Pierre Georges qui sera bientôt plus connu sous le nom de colonel Fabien. Il s’introduit dans l’usine horlogère Lip dans le quartier de la Mouillère et place une charge avec retardateur sous le transformateur et s’éloigne. Le transformateur explose. L’occupant allemand en trouve rapidement un autre à Dole. La paralysie est de courte durée mais l’impact de ce sabotage sur le moral des cobelligérants est considérable.

Les 12 et 13 juillet 1944 sont des jours de sinistre mémoire dans le Haut Bugey.
Oyonnax est bombardée et mitraillée. Des habitants fuient vers Dortan qui subira un massacre qui restera comme un des épisodes les plus terribles de la répression dans le Haut Bugey avant que le village soit incendié quelques jours plus tard. De violents combats ont lieu à Hauteville-Lompnes et à Nantua de jeunes résistants sont exécutés.