
C’est une idée jurassienne, datant de 1997, qui a fait son chemin jusqu’aux plus hautes instances gouvernementales l’année dernière. Le contrat d’embauche simplifié a été pensé par Michel Dronier, président de la Fédération Jura Commerces (FJC), dans les années 90, pour lutter contre le travail dissimulé et faciliter les embauches occasionnelles pour les entreprises.
Une idée plus que jamais d’actualité, selon le président : « Dans les années 2000, on se plaignait que les feuilles de paies fassent 27 lignes, aujourd’hui, elles en font 52…» Alors, mettre en avant cette idée, la députée de la première circonscription du Jura Danielle Brulebois est parvenue en juin 2025 à solliciter une audience au ministère du Travail.
« Il ne faut pas que les Jurassiens se gênent pour aller voir des ministres »
Lors de l’assemblée générale de la FJC, lundi 2 mars, l’élue est revenue sur cette démarche : « Il ne faut pas que les Jurassiens se gênent pour aller voir des ministres. Quand on les rencontre, ça avance plus vite qu’en envoyant des courriers. » Pour l’instant, ce contrat simplifié – rebaptisé « contrat léger d’embauche » – n’en est toutefois qu’au début de son parcours législatif.
Un dispositif similaire existe déjà : le TESE (Titre Emploi Service Entreprise). « Il fonctionne comme un chèque emploi service. Un restaurateur peut par exemple gérer une partie de la fiche de paie de ses extras via le TESE auprès de l’URSSAF », a précisé Danielle Brulebois. Soutenu par la FJC et la CPME39, le projet de contrat léger d’embauche pourrait s’appuyer sur ce système afin de simplifier davantage l’embauche occasionnelle.























