
L’année 2025 se referme sur des chiffres contrastés pour la Confédération des petites et moyennes entreprises (CPME) du Jura. Lors de l’assemblée générale, le ton était à la fois ferme et lucide. Résultat net : 26 000 euros. Trésorerie : 60 000 euros. L’organisation affiche une santé financière stable. Son président, Raphaël Jodeau, a été réélu.
Ce bilan positif ne masque pas les tensions. “On a tenu bon”, résume Raphaël Jodeau. Le conseil d’administration a été renouvelé. Un salarié supplémentaire a été embauché. La structure s’est réorganisée pour gagner en efficacité. Sur le papier, la maison tient debout.
Mais sur le terrain, l’année a été rude. Les chefs d’entreprise font face à une complexité administrative persistante. La fiscalité reste lourde. Le recrutement demeure un casse-tête. À cela s’ajoute une conjoncture nationale morose.
2025 : des comptes solides, un climat fragile
Les difficultés sont connues. “Les difficultés des entreprises sont toujours les mêmes”, constate Raphaël Jodeau. Pour y répondre, la CPME a obtenu un élargissement du Titre emploi service entreprise (TESE), un dispositif qui simplifie les contrats de travail. Une avancée concrète pour alléger les démarches.
Côté chiffres régionaux, l’alerte est réelle. En Bourgogne-Franche-Comté, l’emploi recule de 0,8 %. Les industries freinent leurs investissements. Le Jura, longtemps résistant, commence à subir le contrecoup. L’effet ricochet d’une économie nationale affaiblie.
Un secteur échappe toutefois à la grisaille. L’industrie de la défense. Les entreprises liées, directement ou indirectement, voient leurs carnets de commandes progresser. “Tout le monde va mal, sauf ceux que le gouvernement vient aider”, tranche le président. En dehors de ce soutien ciblé, peu de branches tirent leur épingle du jeu.
Malgré tout, certains entrepreneurs continuent d’investir. Un signal encourageant. La prudence domine, mais l’attentisme n’est pas total.
2026 : prudence face à des signaux contradictoires
Les perspectives pour 2026 restent floues. Les discours s’opposent. Les optimistes parlent de stabilisation. Les alarmistes évoquent un ralentissement durable. La CPME choisit une ligne médiane. “Signaler les récifs sans dramatiser et sans se décourager”, explique Raphaël Jodeau.
Le président appelle aussi à un changement plus profond. Moins de prélèvements. Plus de liberté d’action pour les entreprises. “Il faut changer de logiciel”, insiste-t-il. Selon lui, tant que la pression fiscale restera élevée, la reprise sera fragile.
Le cap pour 2026 est donc clair : consolider les acquis, défendre les entreprises et rester vigilant. Les comptes de la CPME sont au vert. L’économie, elle, avance en équilibre.























