Tavaux. Une rentrée sereine malgré des effectifs toujours sous surveillance

La rentrée s’est déroulée sans bouleversement dans les écoles de Tavaux. Les effectifs se maintiennent cette année, même si leur évolution sur le long terme conduit déjà la commune à adapter ses bâtiments scolaires.

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Une rentrée des classes qui s'est effectuée sans soucis particulier, comme ici à l'école Joliot-Curie.

Une rentrée placée sous le signe de la stabilité. À Tavaux, les écoles ont retrouvé leurs élèves sans fermeture de classe ni changement majeur dans leur organisation. « C’est une rentrée dans la sérénité. Stabilité, vraiment, à deux unités près, stabilité totale par rapport à l’an dernier », résume Jean-Michel Daubigney, maire de la commune. Autour de 428 élèves sont ainsi scolarisés cette année, soit un niveau quasiment identique à celui de la rentrée précédente.

Cette stabilité se retrouve dans la composition des classes. À Pasteur, les effectifs oscillent notamment entre 18 et 23 élèves dans plusieurs niveaux. La situation est également jugée satisfaisante à Joliot-Curie. À Pergaud, plus petit groupe scolaire de la commune, 103 enfants sont répartis dans cinq classes. Certaines fonctionnent sur deux niveaux, mais aucune classe à trois niveaux n’est nécessaire. « Pour l’instant, on s’en sort bien », se satisfait l’élu. Un équilibre d’autant plus apprécié que les effectifs restent régulièrement surveillés au moment de préparer chaque rentrée.

Une baisse installée sur le temps long

Le tableau est toutefois différent lorsque la commune regarde au-delà de la seule année 2026. Jean-Michel Daubigney suit l’évolution des effectifs depuis 1995 et la tendance générale est orientée à la baisse. Une évolution qui n’est pas propre à Tavaux et que le maire relie notamment à la diminution de la natalité observée à l’échelle nationale.

Une parenthèse s’était ouverte à la rentrée 2018 avec l’arrivée des enfants de Gevry, Molay et Champdivers. Le rattachement de ces trois communes avait apporté « une grosse centaine d’enfants » supplémentaires et permis de redresser momentanément la courbe. Depuis, celle-ci a repris sa tendance descendante.

Le recul apparaît encore davantage en remontant dans le temps. Jean-Michel Daubigney cite ainsi un article de presse retrouvé à l’occasion de l’inauguration de la gendarmerie en 1958. À cette époque, environ 950 enfants étaient recensés sur le seul territoire tavellois. Près de 70 ans plus tard, les écoles accueillent moins de la moitié de cet effectif, malgré l’apport des communes voisines. « Le contexte, c’est donc une baisse constante de la démographie, donc de la natalité », constate le maire.

Des bâtiments scolaires à moderniser

Dans ce contexte, Tavaux veut anticiper en travaillant sur son patrimoine existant. Le groupe scolaire Pasteur sera maintenu et rénové, parallèlement à la rénovation du quartier des Cités. L’opération représente un investissement annoncé de 3,5 millions d’euros. Joliot-Curie doit également être rénové dans un second temps. « On a deux gros bâtiments à Tavaux. Il faut qu’on les conserve, qu’on les rénove », explique Jean-Michel Daubigney.

Ces chantiers doivent aussi permettre de revoir l’organisation quotidienne des établissements. À Pasteur, la cantine se trouve actuellement à l’extérieur de l’école. La faisabilité de son intégration au sein du groupe scolaire a été étudiée et le projet doit désormais entrer dans sa phase d’études. Le maire évoque une perspective à l’horizon 2028. À Joliot-Curie, les élèves doivent eux aussi quitter l’établissement pour rejoindre leur réfectoire le midi. L’objectif affiché est donc de mieux regrouper les activités scolaires et périscolaires dans l’enceinte des établissements.

Pour 2026, l’urgence n’est toutefois pas là. Avec des effectifs stables et des classes préservées, Tavaux traverse une rentrée sans accroc. Une respiration qui permet à la commune de regarder plus loin et de préparer progressivement ses écoles aux évolutions démographiques des prochaines années.