Rugby. À l’US Oyonnax, le rugby fait jouer les entreprises en réseau
Avec près de 400 entreprises partenaires ou mécènes la saison dernière, l’USO s’appuie sur un important réseau économique. Un maillage local essentiel au club, mais aussi devenu un lieu de rencontres et de développement pour les entreprises.
À Charles-Mathon, les rencontres ne se limitent pas au terrain. Tout au long de la saison, le stade devient aussi un point de rendez-vous pour des entreprises venues soutenir Oyonnax, mais également se rencontrer, échanger et développer leur réseau. Une dimension qui fait pleinement partie du modèle du club.
La saison dernière, un peu moins de 400 entreprises étaient partenaires ou mécènes de l’USO, à travers la SASP, l’association ou le fonds de dotation. Derrière elles se trouvent des profils et des niveaux d’engagement très différents. Certaines apportent 500 ou 1 000 euros pour soutenir le club, quand les partenariats les plus importants peuvent atteindre 200 000 euros, avec des loges et de la visibilité. « Ça concerne absolument tous les portefeuilles », souligne Guillaume Jeannin, directeur commercial, en charge du développement, des partenariats et du business.
Car devenir partenaire n’est pas réservé aux grands groupes. « Même le commerçant lambda peut s’acheter des prestations, de la communication, passer par le club, soutenir le club », poursuit-il. Une diversité qui participe, selon lui, à « la solidarité des industriels et du territoire au service du club pour faire rayonner le territoire ».
Le rugby comme porte d’entrée
Le nouveau partenariat conclu avec le 1055 illustre cette dynamique. Après plusieurs années de contacts entre les deux structures, leur relation prend cette saison une nouvelle dimension avec un partenariat majeur, comprenant notamment le naming d’un salon à Charles-Mathon. Guillaume Jeannin y voit « l’engagement fort d’un acteur local », implanté dans le Jura, département avec lequel le club entretient de véritables connexions.
Mais certaines entreprises extérieures voient également dans l’USO un moyen de se rapprocher du tissu industriel local. C’est le cas de Sostenplas, fournisseur de matières recyclées basé en Espagne et souhaitant se développer sur le secteur. « La meilleure porte d’entrée du département pour pénétrer le marché de l’industrie, c’est son club de rugby », résume Guillaume Jeannin.
Même logique pour GDB Logistics, qui souhaite développer son activité dans les transports et entrer en relation avec les entreprises de l’industrie plastique « par le biais du club ». Guignard Robotisation rejoint également l’USO pour la première fois, tandis que Hardah Print, société basée en Suisse spécialisée dans l’impression sur carton, arrive par l’intermédiaire d’un ancien partenaire revenu spontanément vers le club après avoir changé d’activité.
Un ancrage local « vital »
Pour Oyonnax Rugby, ce réseau constitue surtout une composante essentielle de son modèle. À la question de savoir si les partenaires locaux sont importants, Guillaume Jeannin rectifie : « Ce n’est pas important, c’est vital. »
Malgré l’exposition dont bénéficie la Pro D2, son marché commercial reste selon lui principalement départemental, voire régional. Aller chercher des revenus bien au-delà du territoire demeure beaucoup plus difficile. « Avoir notre maillage économique local, c’est la force, mais c’est surtout la condition d’existence du club. »
La fidélisation devient donc essentielle. Certaines entreprises s’engagent sur trois, parfois cinq ans, permettant au club de sécuriser une partie de ses revenus. Un équilibre également lié aux performances sur le terrain. Résultats, fréquentation de Charles-Mathon, abonnements et hospitalités participent au même écosystème. « L'équipe gagne, le public revient et ainsi de suite», résume Guillaume Jeannin.
Alors que les reconductions sont encore en cours, l'US Oyonnax Rugby se montre optimiste et espère repartir au minimum sur les bases de la saison passée. À Charles-Mathon, le développement commercial reste ainsi profondément territorial : autour du rugby, le club et les entreprises font vivre un réseau dont chacun participe à la dynamique.
À Charles-Mathon, les rencontres ne se limitent pas au terrain. Tout au long de la saison, le stade devient aussi un point de rendez-vous pour des entreprises venues soutenir Oyonnax, mais également se rencontrer, échanger et développer leur réseau. Une dimension qui fait pleinement partie du modèle du club.
La saison dernière, un peu moins de 400 entreprises étaient partenaires ou mécènes de l’USO, à travers la SASP, l’association ou le fonds de dotation. Derrière elles se trouvent des profils et des niveaux d’engagement très différents. Certaines apportent 500 ou 1 000 euros pour soutenir le club, quand les partenariats les plus importants peuvent atteindre 200 000 euros, avec des loges et de la visibilité. « Ça concerne absolument tous les portefeuilles », souligne Guillaume Jeannin, directeur commercial, en charge du développement, des partenariats et du business.
Car devenir partenaire n’est pas réservé aux grands groupes. « Même le commerçant lambda peut s’acheter des prestations, de la communication, passer par le club, soutenir le club », poursuit-il. Une diversité qui participe, selon lui, à « la solidarité des industriels et du territoire au service du club pour faire rayonner le territoire ».
Le rugby comme porte d’entrée
Le nouveau partenariat conclu avec le 1055 illustre cette dynamique. Après plusieurs années de contacts entre les deux structures, leur relation prend cette saison une nouvelle dimension avec un partenariat majeur, comprenant notamment le naming d’un salon à Charles-Mathon. Guillaume Jeannin y voit « l’engagement fort d’un acteur local », implanté dans le Jura, département avec lequel le club entretient de véritables connexions.
Mais certaines entreprises extérieures voient également dans l’USO un moyen de se rapprocher du tissu industriel local. C’est le cas de Sostenplas, fournisseur de matières recyclées basé en Espagne et souhaitant se développer sur le secteur. « La meilleure porte d’entrée du département pour pénétrer le marché de l’industrie, c’est son club de rugby », résume Guillaume Jeannin.
Même logique pour GDB Logistics, qui souhaite développer son activité dans les transports et entrer en relation avec les entreprises de l’industrie plastique « par le biais du club ». Guignard Robotisation rejoint également l’USO pour la première fois, tandis que Hardah Print, société basée en Suisse spécialisée dans l’impression sur carton, arrive par l’intermédiaire d’un ancien partenaire revenu spontanément vers le club après avoir changé d’activité.
Un ancrage local « vital »
Pour Oyonnax Rugby, ce réseau constitue surtout une composante essentielle de son modèle. À la question de savoir si les partenaires locaux sont importants, Guillaume Jeannin rectifie : « Ce n’est pas important, c’est vital. »
Malgré l’exposition dont bénéficie la Pro D2, son marché commercial reste selon lui principalement départemental, voire régional. Aller chercher des revenus bien au-delà du territoire demeure beaucoup plus difficile. « Avoir notre maillage économique local, c’est la force, mais c’est surtout la condition d’existence du club. »
La fidélisation devient donc essentielle. Certaines entreprises s’engagent sur trois, parfois cinq ans, permettant au club de sécuriser une partie de ses revenus. Un équilibre également lié aux performances sur le terrain. Résultats, fréquentation de Charles-Mathon, abonnements et hospitalités participent au même écosystème. « L’équipe gagne, le public revient et ainsi de suite», résume Guillaume Jeannin.
Alors que les reconductions sont encore en cours, l’US Oyonnax Rugby se montre optimiste et espère repartir au minimum sur les bases de la saison passée. À Charles-Mathon, le développement commercial reste ainsi profondément territorial : autour du rugby, le club et les entreprises font vivre un réseau dont chacun participe à la dynamique.
Dans le Jura, l’Union nationale du sport scolaire (UNSS) s’appuie sur 52 associations sportives dans les collèges et lycées et rassemble près de 6 000 adhérents, soit presque un élève sur trois. Avec une offre très large et une adhésion autour de 20 € en moyenne, la structure veut ouvrir la pratique au plus grand nombre, au-delà de la seule compétition. Elle mise aussi sur l’implication des élèves dans l’arbitrage et l’organisation des rencontres.