Jura. L’UNSS veut mettre le sport à la portée de tous

Avec près de 6 000 adhérents dans le Jura, l’UNSS occupe une place importante dans la pratique sportive des collégiens et lycéens. Compétition, découverte et engagement rythment l’année.

0
34
L’UNSS rassemble près de 6 000 adhérents dans le Jura. Crédit photo : UNSS

Dans les collèges et lycées jurassiens, le mercredi après-midi reste étroitement associé au sport scolaire. Derrière ces rencontres se trouve l’Union nationale du sport scolaire (UNSS), qui organise tout au long de l’année des activités entre établissements du secondaire. Dans le Jura, la structure s’appuie sur 52 associations sportives affiliées, présentes dans les collèges et lycées.

L’adhésion, elle, reste libre. Les associations sont principalement animées par les professeurs d’EPS, qui proposent des activités sur la pause méridienne, en fin de journée ou le mercredi après-midi. Et le dispositif trouve son public. « On est aux alentours de 6 000 adhérents, ce qui représente quasiment un élève sur trois dans le département », souligne Sylvain Alary, directeur départemental de l’UNSS. Une proportion qu’il juge particulièrement élevée.

L’offre sportive est également très large. À l’échelle nationale, plus de 180 activités sont référencées. Dans le Jura, les sports collectifs, comme le football, le futsal, le handball ou le basket, côtoient le badminton et le tennis de table. Les activités de pleine nature occupent aussi une place importante, avec l’escalade, le VTT, la course d’orientation ou encore le ski nordique.

Toucher aussi les jeunes éloignés des clubs

L’objectif ne se limite toutefois pas à la compétition. L’UNSS cherche aussi à attirer des élèves qui pratiquent peu, voire pas du tout, en dehors de l’école. La moitié des licenciés sont des filles. Pour Sylvain Alary, le réseau des enseignants d’EPS joue alors un rôle essentiel pour orienter les jeunes vers une activité susceptible de leur plaire.

« Le but, c’est vraiment d’avoir une proposition de pratique hyper large, que tout le monde s’y retrouve, qu’on fasse de la compétition ou non. » Une accessibilité renforcée par le coût de l’adhésion, qui ne dépasse pas, en moyenne, 20 euros dans les associations sportives jurassiennes.

Cette dimension non compétitive se traduit notamment par de grands rassemblements. Des « randos blanches » permettent ainsi de découvrir le ski de fond ou les raquettes, tandis que d’autres journées sont consacrées à la danse ou aux activités de pleine nature. L’an dernier, une sortie à Métabief avait réuni plus de 1 000 jeunes.

Des élèves acteurs des rencontres

Pour ceux qui choisissent la compétition, le parcours débute à l’échelle du district, avant les championnats départementaux, académiques puis, en cas de qualification, les championnats de France. Le rendez-vous départemental le plus important reste le cross de Chalain, qui rassemble plus de 1 500 jeunes. D’autres championnats, notamment en course d’orientation ou en VTT, peuvent réunir environ 250 participants.

Mais l’UNSS entend également responsabiliser ses licenciés. Avec son principe « pour l’élève et par l’élève », elle confie aux jeunes des missions d’arbitrage, de jugement et d’organisation. « Vous ne verrez jamais un adulte arbitrer sur un match de foot à l’UNSS. C’est toujours les jeunes qui s’arbitrent entre eux », illustre Sylvain Alary.

Lors des championnats de France de gymnastique rythmique et de gymnastique aérobique organisés l’an dernier dans le Jura, environ 500 participants avaient ainsi été accueillis pendant quatre jours, avec des lycéens largement impliqués dans l’organisation. Une autre facette du sport scolaire : « On n’est pas là que pour faire de la compétition. On est aussi là pour apprendre la vie en club, l’engagement, l’investissement personnel. »