Tavaux. Une nouvelle page s’ouvre pour les Cités-Jardins

Près d’un siècle après leur construction, les Cités-Jardins de Tavaux et Damparis retrouvent progressivement leurs habitants. Une première étape de leur vaste réhabilitation a été inaugurée jeudi 3 septembre.

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Une nouvelle vie s'ouvre pour les ex-cités ouvrières de Tavaux.

Elles racontent près d’un siècle d’histoire industrielle et ouvrière. Jeudi 3 septembre, Grand Dole Habitat a inauguré à Tavaux les premiers résultats de la réhabilitation des Cités-Jardins, un ensemble de 37 maisons acquis en 2021 auprès d’Inovyn. Un chantier encore en cours, dont l’achèvement est prévu au début de l’année 2027.

Construites à partir de 1926, dans le sillage de l’implantation de l’usine Solvay, ces maisons avaient été pensées autour d’un principe associant logement, nature et qualité de vie. Après plusieurs décennies d’occupation, le quartier s’était progressivement dégradé et certaines habitations étaient vacantes depuis de nombreuses années.

Préserver sans figer

Plutôt que de démolir, Grand Dole Habitat a fait le choix d’une rénovation lourde. Isolation, menuiseries, toitures, chauffage, ventilation, électricité, cuisines ou salles de bains : les logements sont entièrement repris, tout en respectant les prescriptions patrimoniales. L’objectif est notamment d’atteindre la classe énergétique B.

« Nous célébrons la seconde vie d’un patrimoine emblématique de notre territoire », a souligné Mathieu Berthaud, directeur de Grand Dole Habitat. Sept familles avaient déjà emménagé au moment de l’inauguration et onze autres devaient prendre possession de leur logement quelques jours plus tard. Les 19 maisons restantes suivront progressivement jusqu’à l’achèvement du programme.

L’opération représente un investissement prévisionnel de 8,31 millions d’euros, financé notamment avec le concours de l’État, de la Région Bourgogne-Franche-Comté, du Grand Dole, d’Action Logement et de la Banque des Territoires. Pour Jean-Michel Daubigney, maire de Tavaux, cette réhabilitation marque ainsi le début d’une « renaissance » pour un quartier indissociable de l’histoire de la commune.