Arbois. Une année décisive pour le Biou

Chaque premier week-end de septembre, Arbois célèbre le Biou. En 2026, la fête prend une dimension particulière avec l’examen attendu de sa candidature à l’Unesco.

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Le cortège du biou ouvrait ce dimanche festif.

Cette année, les vignerons ont dû composer avec la sécheresse et des vendanges précoces pour le Biou. Des filets ont notamment permis de protéger les ploussards destinés à la confection de la grappe et de la couronne. Un travail collectif indispensable pour préserver les symboles de la fête.

Dimanche 6 septembre, la grappe était portée jusqu’à l’église Saint-Just, bénie par le prêtre, puis hissée dans le chœur. L’office religieux était suivi de la cérémonie patriotique en hommage à la Libération d’Arbois, le 4 septembre 1944.

Une tradition bien vivante

Pour Valérie Depierre, maire d’Arbois, ces deux temps forts racontent une même histoire. « Le Biou n’est pas seulement une histoire que nous racontons, c’est une histoire que nous continuons à écrire. » Dans la grappe et la couronne, l’édile voit réunis « la vigne, le travail, la mémoire, la liberté et cette volonté de transmettre ce que nous avons reçu ».

Cette volonté de transmission est aujourd’hui au cœur de la candidature du Biou au patrimoine culturel immatériel de l’Unesco. Porté depuis 2011 par la Ville d’Arbois et la Société de viticulture et d’horticulture, le dossier doit être examiné par le comité intergouvernemental, réuni en Chine du 29 novembre au 5 décembre.

Une éventuelle inscription constituerait une reconnaissance majeure pour Arbois et pour tous ceux qui, depuis des générations, font vivre cette tradition.