À quelques jours du coup d’envoi, l’effervescence monte du côté de Saint-Aubin. Les 5 et 6 juin prochains, la Maison du Patrimoine accueillera une nouvelle édition de Rockalissimo, devenu au fil des années un rendez-vous incontournable du début d’été dans le secteur dolois. Pour cette 18e édition, le festival conservera la formule qui fait désormais son identité : un vendredi largement tourné vers le rock, suivi d’un samedi plus festif et familial.
« Ça fait quatre ou cinq ans qu’on essaie de garder cette formule », explique Benjamin Gagnoux, programmateur du festival. Une orientation assumée par les organisateurs, alors que l’événement proposait auparavant des affiches beaucoup plus centrées sur le rock dur, voire le métal. « Aujourd’hui, on n’est plus fermé à un style musical particulier », poursuit-il.
Cette année, deux noms bien connus du grand public porteront l’affiche : Louis Bertignac, attendu vendredi soir, et Superbus, programmé le samedi. Deux artistes capables de parler à plusieurs générations. « Louis Bertignac, c’est un nom qui parle énormément de monde », souligne Benjamin Gagnoux, évoquant également « un des meilleurs guitaristes français ».
Deux scènes et une large place aux groupes régionaux
Autour de ces têtes d’affiche, Rockalissimo misera une nouvelle fois sur une programmation éclectique. Sur la grande scène, Les Infidèles ouvriront la soirée du vendredi avant Bertignac, tandis que Cachemire clôturera la nuit avec un univers plus rock-métal. Le samedi, Wepa Wepa, Superbus et Étienne de Crécy se succéderont dans une ambiance plus festive et électro.
Le festival conservera également sa deuxième scène dédiée aux groupes régionaux. Utaman, Rip Chef, Negative Haircut, Whoody et les Woodpeckers, Talon d’Or ou encore MTZx représenteront la scène locale durant les deux soirées. « On essaie chaque année de laisser une vraie place aux groupes de Bourgogne-Franche-Comté », insiste le programmateur.
Au fil des années, Rockalissimo a pris une nouvelle dimension. D’un festival accueillant quelques centaines de personnes à ses débuts, l’événement attire désormais jusqu’à 4 000 spectateurs par soir. Une progression construite progressivement, avec des éditions marquées ces dernières années par la venue d’artistes comme Kyo, Tryo ou encore 47Ter.
Un rendez-vous porté par près de 200 bénévoles
Derrière les concerts, toute l’organisation repose sur un important réseau de bénévoles. Environ 200 personnes seront mobilisées durant le week-end, auxquelles s’ajoute une quarantaine d’organisateurs. « Sans eux, il n’y aurait certainement pas de festival », rappelle Benjamin Gagnoux.
Le festival proposera également plusieurs espaces de restauration avec des food trucks, un petit village d’animations avec tatouage, maquillage et stands, ainsi qu’un bivouac installé au stade municipal de Saint-Aubin pour les festivaliers souhaitant rester sur place. Des navettes gratuites du Grand Dole seront aussi mises en place depuis la gare de Dole afin de faciliter les déplacements.
À quelques jours de l’événement, des places sont encore disponibles pour les deux soirées. Les organisateurs espèrent désormais atteindre la jauge maximale de 4 000 personnes par soir, même si, comme souvent pour les festivals en plein air, la météo pourrait jouer un rôle décisif dans les derniers achats de billets.























