Lons-le-Saunier. Les pompiers ouvrent le débat sur les secours de demain

Du 21 au 23 mai, Lons-le-Saunier a accueilli un congrès national consacré aux enjeux des secours et de la santé chez les sapeurs-pompiers.

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Des délégations venues de toute la France étaient présentes à Lons.

À Juraparc, les discours ont donné le ton. Pendant trois jours, Lons-le-Saunier est devenue la capitale des secours et de la santé des sapeurs-pompiers. Plus de 300 congressistes étaient attendus chaque jour autour des enjeux de demain.

Le maire de la ville, Cyrille Brero, a salué « un honneur » pour la préfecture jurassienne. Entre traits d’humour et promotion du territoire, l’élu a vanté « cette grande capitale du Jura » devant des délégations venues de toute la France.

Le congrès, monté en quelques mois après un désistement, est né d’un simple message WhatsApp. « On s’est lancés dans l’aventure », a raconté la médecin-chef Annabelle Caron, coprésidente de l’événement. Elle a aussi insisté sur la mobilisation des bénévoles et des personnels de santé.

Un congrès sous le signe de la pluralité

Le thème retenu, “la pluralité au service de tous”, reflète les mutations du secteur. Médecins, infirmiers, psychologues, pharmaciens ou vétérinaires : toutes les professions des services de santé étaient représentées à Lons-le-Saunier.

Pour Annabelle Caron, ces métiers sont désormais « complètement contemporains » face aux crises sanitaires, climatiques et sociales. Le comité scientifique a travaillé pendant six mois pour bâtir un programme centré sur les défis opérationnels et humains.

Le président de la Fédération nationale des sapeurs-pompiers, Jean-Paul Bosland, a lui aussi appelé à adapter le modèle français. « Notre organisation est à la croisée des chemins », a-t-il averti. Hausse des interventions, vieillissement de la population et tensions hospitalières imposent, selon lui, « d’anticiper davantage ».

Des inquiétudes sur les moyens

Dans le Jura, près de 80 % des interventions concernent aujourd’hui le secours à la personne. Une évolution qui interroge directement les élus et les responsables du SDIS sur les moyens disponibles.

Le président du Département, Gérôme Fassenet, a rappelé la fragilité du système. « Nos volontaires, il faut en prendre soin », a-t-il insisté, alors que certains centres doivent intervenir toujours plus loin après des fermetures de services d’urgence.

Malgré ces inquiétudes, les organisateurs veulent retenir l’élan collectif. « Le seul intérêt qui doit nous guider est celui de nos concitoyens », a conclu Jean-Paul Bosland.