
C’est un des derniers monuments de la période féodale en Bresse. Le château de Montcony, construit aux alentours du XIII ème siècle, a été inscrit aux monuments historiques en 1993 (le portail, la ferme, les dépendances), puis classé en 2001 (le château, ses fossés et son pont). Depuis, la famille de Longeville, propriétaire depuis plus d’un siècle, s’efforce de le remettre en état : un travail long et fastidieux.
“Il y a 26 ans, la tour Nord-Est, celle qui donne sur le Jura, a été complètement refaite, avec charpente et couverture”, indique Violaine de Longeville. Puis, en octobre 2021, une rénovation complète de la maçonnerie s’est imposée, alors que les inondations successives commençaient à mettre en danger tout l’édifice. “Il y avait un risque important, une menace d’écroulement de la charpente qui, avec son poids, risquait d’emporter la maçonnerie globale. C’était dans un état catastrophique“, confie la propriétaire.


Les travaux ont permis de réinstaller entièrement le tuilage, avec des tuiles arrondies à la main par un artisan.
425 000 euros de travaux, la moitié financée par la Drac
Des maçons ont donc été diligentés afin de rénover les arases et, dans le même temps, les travaux sur les tours Sud ont débuté. “On a commencé par la tour Sud-Ouest, qui abrite une petite chapelle et une salle des archives, qu’il fallait absolument protéger”. Les travaux, menés par les architectes Frédéric Didier et Laure de Raeve, ont dû absolument être réalisés en réutilisant les morceaux de charpente exploitables. “C’est un des impératifs du classement monument historique. C’est ce qui explique que des travaux prévus sur une année ont pris le double du temps. L’entreprise Contet Bourotte, de Flagey-lès-Auxonne, l’a parfaitement réalisé”, explique Violaine de Longeville.

Les anciennes charpentes des tours ont été entièrement démontées.

Une nouvelle volige souple a été installée.
Ces travaux, d’un montant de plus de 425 000 euros, ont bénéficié d’aides de la Drac (Direction régionale des Affaires culturelles) et du Département. “La moitié a été prise en charge par la Drac, sans engagement particulier. On a eu beaucoup de chance, c’est une aide incroyable, qui correspond aux besoins immenses qu’a le château. C’est un bien privé, mais classé monument historique, donc il appartient aussi en partie à la France. Le Département a également débloqué une enveloppe de 20 000 euros, conditionnée à une ouverture pendant les journées du patrimoine”.
Une mise hors d’eau urgente
Depuis la fin de la rénovation des deux tours en 2023, des étais ont été posés sur la maison d’habitation de la ferme et sur la grande grange. Et, désormais, cette année, la famille de Longeville souhaite s’attaquer à la mise hors d’eau des communs, avec notamment des travaux de maçonnerie et de couverture de la grange. “Également, dans le corps principal du château, en particulier sur le côté Nord, il y a des gros besoins de reprise de charpente et de toiture. Sur la tour arrière-gauche, qui avait été refaite par mon grand-père il y a plus de 50 ans, il y a des tuiles qui se décrochent et qui viennent impacter la voie d’eau existante. Malheureusement, pour des raisons de difficultés successorales, ces travaux ne sont pas encore lancés, alors qu’il y a urgence”, conclut Violaine de Longeville.





















