Économie. Plus de 8 000 projets de recrutement en 2026 dans le Jura

Selon la dernière enquête France Travail sur les besoins en main-d’œuvre, le Jura confirme une dynamique de recrutement soutenue en 2026, malgré un léger recul. Derrière les chiffres, les acteurs de l’emploi misent sur de nouvelles méthodes pour rapprocher entreprises et candidats.

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recrutement Jura 2026
Tony Andre, Claire Nomblot, Jean-Marc Curie et Isabelle Morel ont présenté, après l'après-midi dédié aux femmes dans le BTP, l'enquête sur les besoins de mains d'oeuvres.

Avec 8 070 projets de recrutement recensés en 2026, le Jura reste un territoire dynamique, même si la tendance marque un léger fléchissement. « On a cette année 23 % des établissements du Jura qui envisagent de recruter en 2026. C’est un peu moins que l’année dernière », souligne Claire Nomblot, directrice départementale de France Travail. Un recul mesuré, qui ne remet pas en cause les besoins importants de main-d’œuvre sur le territoire.

Autre enseignement clé : la part importante de l’emploi saisonnier, qui représente 38 % des intentions d’embauche . Un marqueur fort d’un tissu économique où agriculture, tourisme et services structurent largement l’activité. Sans surprise, les services dominent les secteurs recruteurs (61 %), suivis de l’agriculture, de la construction, du commerce et de l’industrie .

Des recrutements jugés moins difficiles

Si les besoins restent élevés, les employeurs semblent légèrement moins pessimistes quant à leurs chances de recruter. En 2026, 51 % des entreprises anticipent des difficultés, contre 57 % l’an dernier. Une évolution que les acteurs de l’emploi attribuent aux dispositifs déployés sur le terrain.

Forums, job dating ou encore immersions professionnelles permettent désormais de contourner les limites du recrutement classique. « Le forum permet de franchir l’étape du CV », explique Tony Andre, conseiller en insertion professionnelle à la Mission Locale Dole Revermont, mettant en avant la rencontre directe entre recruteurs et candidats. Une manière de valoriser les compétences et les savoir-être, souvent absents des candidatures traditionnelles.

Ces initiatives s’inscrivent dans une logique plus globale de coordination entre acteurs. Le réseau pour l’emploi (RPE) rassemble ainsi France Travail, missions locales ou encore collectivités, afin de construire des réponses communes aux besoins des entreprises.

Miser sur l’accompagnement et les parcours durables

Au-delà du recrutement immédiat, l’enjeu est désormais de sécuriser les parcours professionnels. « Ce n’est pas juste une embauche à un instant T. C’est comment on fait pour que la personne reste en emploi », résument-ils.

Pour y parvenir, plusieurs outils sont mobilisés : immersions en entreprise pour découvrir un métier, formations adaptées ou encore préparation opérationnelle à l’emploi pour combler les écarts de compétences. La méthode de recrutement par simulation, qui évalue les habiletés plutôt que les diplômes, vient compléter cet arsenal.

Une attention particulière est portée aux petites entreprises, souvent moins armées face au recrutement. « Le service public de l’emploi doit apporter son concours, surtout pour les TPE et PME », indique Isabelle Morel, directrice adjointe de la direction départementale de l’emploi, du travail et des solidarités.

Dans un contexte de chômage relativement faible, l’enjeu est clair : faire se rencontrer efficacement offre et demande, tout en construisant des trajectoires professionnelles durables. Une équation complexe, mais essentielle au dynamisme économique local.