
Après un premier parking avec des ombrières photovoltaïques, le groupe Intex continue de développer les énergies renouvelables sur son site du Miroir, dans la zone de Milleure. L’entreprise, spécialisée dans la fabrication de piscines hors-sol, a lancé cet appel à projets en 2018, saisi au vol par Total Energies, qui a commencé à travailler sur cette toiture solaire démesurée en 2021. « C’est nous qui avons été choisis, pour un projet à près de quatre millions d’euros, financé en partie grâce à un financement participatif de 150 prêteurs, dont de nombreux salariés d’Intex », explique Isabelle Postic, responsable Bourgogne-Franche-Comté de Total Energies Renouvelables.

Un bâtiment pensé pour accueillir les panneaux
Dès sa conception, le bâtiment logistique Reflex 3 a été pensé pour accueillir les près de 12 500 panneaux solaires, sur cinq hectares de surface. « Il y a beaucoup de structures qui voudraient, mais ne peuvent pas accueillir de toiture. Les investissements sont souvent colossaux pour mettre à jour les bâtiments. Là, le projet a été réfléchi en amont de la construction », indique Isabelle Postic. Mise en service en février, cette nouvelle toiture est la plus grande de la région Bourgogne Franche-Comté, selon la responsable.

Depuis cet hiver, les 12 464 panneaux fonctionnent en courant continu, totalisant 5,5 MW de puissance installée. Un système qui permettrait de produire annuellement 6.6 GWh, soit l’équivalent de la consommation d’électricité de plus de 3 500 habitants. « Ce courant continu est transformé en courant alternatif grâce à quatre blocs de 1 100 kVA, inédits en France. Ensuite, des transformateurs permettent à Enedis de distribuer l’électricité », relate Mourad Talaghzi, du service construction de Total Energies. Les panneaux sont bi-faciaux et exposés plein Sud, afin d’optimiser la production estivale dans une région au plus faible ensoleillement.


Des conditions idéales à 25 degrés
Contrairement à ce que l’on pourrait penser, les températures caniculaires de ces dernières semaines ne sont pas idéales pour maximiser la production. « Quand il fait trop chaud, ce n’est pas bon pour les modules. Les conditions idéales en laboratoire sont davantage autour de 25 degrés », renseigne Mourad Talaghzi. Ces modules sont naturellement nettoyés par la pluie, et, en cas d’encrassement trop important, des entreprises de nettoyages peuvent être diligentées. « C’est quasiment notre première toiture de ce type. On va voir avec notre expérience quel sera la fréquence des nettoyages », complète le responsable construction. En attendant, la toiture a de l’avenir devant elle : les modules ayant une durée de vie de plus de 50 ans. Avec eux, et alors que le réchauffement climatique s’intensifie sur tous les continents, plus de 212 tonnes de rejet de dioxyde de carbone seraient évités chaque année.





















