À Dole, le restaurant japonais IIDA YA développe sa présence avec un food truck installé rive gauche, dans le quartier de la Commanderie, à quelques mètres de son futur complexe culinaire.
Le camion a d’abord été pensé comme un laboratoire. « Tester le quartier » explique Junichi Iida, chef du restaurant, observer les habitudes, jauger la clientèle : l’emplacement n’a rien d’anodin. Pour l’équipe, il s’agit aussi de prolonger l’expérience proposée au restaurant, tout en amorçant une séparation plus nette entre l’offre gastronomique et une approche plus accessible, de type street-food.
Car ici, le ton change. Le food-truck revendique un esprit « snack », inspiré de la cuisine de rue japonaise. À la carte, quelques incontournables : les onigiri, ces boules de riz garnies de poisson ou de viande, « un plat très populaire au Japon », comparé au « style du sandwich jambon-beurre en France ». S’ajoutent des classiques comme le karaage, friture de poulet relevée à la sauce soja ou au gingembre, ou encore les korokke, galettes de pomme de terre à la viande hachée. En dessert, des mochis complètent l’offre.
Une souplesse dans les horaires
« Il s’agit d’un lancement au départ, la carte peut être adaptée », précise le chef, qui assume un format évolutif. Cette souplesse se retrouve aussi dans les horaires. Présent les mercredis et vendredis de 17 heures à 20 heures durant le mois de mai à la Commanderie, le food-truck ajuste déjà sa présence.
Au-delà de ce point de vente mobile, les perspectives sont multiples. Le camion pourrait répondre à des demandes spécifiques, en se déplaçant pour des événements privés, mariages ou festivals, avec une dimension traiteur à la clé.
Mais au-delà de la stratégie, c’est aussi une autre ambiance que recherche l’équipe. « Le food-truck est convivial, ça change du restaurant. Ça nous permet d’échanger, c’est une ambiance plus décontractée ». Une proximité nouvelle avec les clients, qui pourrait bien devenir un atout durable dans le développement de Iida-Ya.
En parallèle, cette présence prépare l’ouverture prochaine du complexe culinaire (fin 2026), qui viendra compléter l’expérience en proposant un espace plus vaste pour accueillir les amateurs de gastronomie japonaise dans la cité Pasteur.

























