Région. Moustique-tigre : l’ARS appelle à la vigilance en Bourgogne-Franche-Comté

Le moustique-tigre poursuit sa progression dans toute la région. Face aux risques sanitaires, l’ARS renforce sa surveillance et appelle la population à adopter les bons gestes.

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Reconnaissable à ses rayures blanches, le moustique-tigre fait l’objet d’une surveillance renforcée entre mai et novembre.

Le moustique-tigre s’installe durablement dans le paysage régional. L’Agence régionale de santé Bourgogne-Franche-Comté rappelle que l’insecte est désormais implanté dans l’ensemble des huit départements de la région. D’abord identifié en Saône-et-Loire dès 2014, il a progressivement gagné la Côte-d’Or et la Nièvre en 2018, puis le Doubs et le Jura en 2020, avant d’atteindre la Haute-Saône en 2024.

Reconnaissable à sa petite taille et à ses rayures blanches sur le corps et les pattes, Aedes albopictus est considéré comme un potentiel vecteur des virus de la dengue, du chikungunya ou encore du zika. Sa période d’activité s’étend du 1er mai au 30 novembre en métropole, période durant laquelle les autorités sanitaires mettent en place une surveillance renforcée.

L’ARS s’appuie notamment sur un réseau de pièges-pondoirs installés principalement dans les zones urbaines les plus peuplées. Objectif : suivre la progression du moustique et détecter rapidement de nouvelles implantations. Une enquête entomologique peut également être menée lorsqu’une suspicion apparaît dans une commune.

Plus de 200 communes colonisées en 2025

La progression du moustique-tigre s’accélère dans la région. En 2025, plus de 200 communes de Bourgogne-Franche-Comté étaient considérées comme colonisées, contre seulement 27 en 2021. Une évolution qui inquiète les autorités sanitaires, alors que les cas de maladies transmises par le moustique augmentent également en France.

L’année 2025 a ainsi été marquée par un nombre record de cas de chikungunya en métropole. Plus de 800 cas autochtones et 81 foyers de transmission locale ont été recensés, un niveau inédit depuis le lancement de la surveillance renforcée en 2006. La Bourgogne-Franche-Comté fait partie des nouvelles régions touchées, avec les premiers cas autochtones signalés à Dijon.

Lorsqu’un cas de dengue, de chikungunya ou de zika est déclaré, l’ARS déclenche une enquête afin de vérifier la présence du moustique autour des lieux fréquentés par le malade. Si le risque de transmission est jugé important, une opération de démoustication peut être engagée par des opérateurs spécialisés.

Des gestes simples pour limiter la prolifération

L’ARS insiste également sur le rôle essentiel des habitants pour limiter l’installation du moustique-tigre. Car avant de voler et de piquer, l’insecte se développe dans de petites quantités d’eau stagnante.

Les autorités recommandent ainsi de vider régulièrement les coupelles sous les pots de fleurs, les seaux ou les bâches, de couvrir les récupérateurs d’eau, d’entretenir les gouttières ou encore de ranger les objets pouvant retenir l’eau de pluie. Les voyageurs revenant de zones à risque sont aussi invités à continuer de se protéger des piqûres durant les trois semaines suivant leur retour.

Enfin, l’ARS appelle les professionnels de santé à rester vigilants. Toute suspicion de dengue, chikungunya ou zika doit faire l’objet d’une confirmation biologique et d’un signalement obligatoire auprès des autorités sanitaires.