
À Lons-le-Saunier, l’élection de Michel Fischer à la tête d’ECLA, ce jeudi 23 avril, n’a pas laissé indifférent. Sur 63 suffrages exprimés, l’édile de Macornay s’est imposé avec 39 voix, contre 11 pour Jean-Philippe Huelin et 11 pour Patrick Neilz, maire de Montaigu. Battu, Jean-Philippe Huelin réagit vivement. Il évoque « une exécution politique ». L’élu n’avait jamais caché son ambition et avait même rallié Cyrille Brero au second tour des municipales. Selon lui, ce choix s’inscrivait dans une logique d’accord. Mais, à ses yeux, cet équilibre n’a pas tenu.
Avant le vote, Jean-Philippe Huelin a tenu à prendre la parole. Sa demande a été acceptée, mais limitée à trois minutes par candidat. Un format qu’il juge aujourd’hui trop court : « J’aurais préféré avoir un peu plus de temps ». Dans la continuité, il assure avoir pleinement défendu sa candidature : « J’ai fait tout ce qui était possible ». Pourtant, le verdict des urnes lui est défavorable. Dès lors, l’élu livre sa propre analyse. Il met en avant le rôle de certains soutiens qu’il estimait acquis : « Je suis le faiseur de rois, puisqu’effectivement, j’ai fait élire Cyrille Brero. S’ils avaient voté pour moi, j’aurais été en tête ».
« Mon rôle ? Rien, tout simplement rien »
Dans ce contexte, Jean-Philippe Huelin parle ouvertement de trahison. « Cet accord, il le foule au pied avec un mépris extraordinaire », affirme-t-il. Il regrette aussi un manque d’échanges en amont : « Il ne m’a même pas prévenu ». Plus largement, il estime que cette situation porte atteinte à l’image de la vie publique. Enfin, il s’interroge sur son avenir au sein de l’agglomération : « Mon rôle ? Rien, tout simplement rien ». Pour l’heure, l’élu annonce vouloir consulter ses colistiers. Objectif : définir une suite politique après cette défaite.























