Lons-le-Saunier. Le football adapté, une passerelle vers l’inclusion au Racing Club Lédonien

Au Racing Club Lédonien, une section de football adapté permet à des enfants souffrant de troubles cognitifs ou du comportement de progresser à leur rythme. Entre accompagnement individualisé et inclusion progressive, le projet porte déjà ses fruits.

0
70
RC Lons football adapté au club
Une section adaptée qui va connaître son premier tournoi, le 14 mai prochain !

Créée en 2024 en partenariat avec l’IME de Périgny, la section de football adapté du Racing Club Lédonien s’inscrit dans une volonté claire : offrir une pratique sportive accessible à tous. « On a ancré les choses cette année en s’affiliant à la Fédération française de sport adapté », explique Camille Chatot, responsable de la section. Si des séances existaient déjà auparavant, cette structuration marque une étape importante dans le développement du dispositif.

Jura Vitrages Carré d'Articles

Encadrant un groupe de six enfants présentant principalement des troubles du comportement ou des déficiences cognitives, l’éducatrice adapte en permanence ses méthodes. « Il faut vraiment s’adapter au public », insiste-t-elle. L’objectif n’est pas uniquement sportif : il s’agit d’abord de créer un cadre rassurant, propice à l’échange et à la confiance.

Une inclusion progressive au cœur du projet

Au départ, les séances laissaient peu de place au ballon. « C’était plus du temps de parole, ils n’étaient pas disponibles à faire du foot », se souvient Camille Chatot. Un travail essentiel pour instaurer des repères et favoriser la relation à l’autre. Progressivement, les enfants ont gagné en stabilité et en concentration.

Aujourd’hui, leur évolution permet d’aller plus loin. « On commence à parler d’exercices, on met en place des techniques », souligne-t-elle. Surtout, les jeunes participent désormais à des temps communs avec les enfants de l’école de foot. « Les enfants de la section font de l’inclusion avec les autres, et ça se passe super bien ». Une avancée significative, renforcée par leur intégration récente dans les vestiaires du club.

Le jeu comme levier d’apprentissage

Pour capter l’attention et favoriser l’apprentissage, les séances reposent sur une approche ludique. « On travaille la technique et la tactique par les ateliers », explique la responsable. Le jeu du béret, par exemple, permet de travailler à la fois la mémoire, la concentration et la précision, tout en respectant des consignes simples.

Au fil des entraînements, les enfants gagnent aussi en aisance sur le plan personnel. « Ils arrivent maintenant à s’ouvrir et à me parler un petit peu plus de leur vie », observe Camille Chatot, également infirmière en pédopsychiatrie. Une relation de confiance qui constitue un levier essentiel dans leur progression.

Le projet continue de prendre de l’ampleur. Prochaine étape : la participation à un tournoi organisé le 14 mai, au challenge Claude Joly, devant plusieurs centaines de spectateurs. Un moment fort en perspective, symbole des progrès accomplis et du lien désormais tissé entre le club, les éducateurs de l’IME et les familles