Jura. La préfecture allonge la durée de suspension du permis de conduire pour de nombreuses infractions

Suite à une augmentation importante du nombre d'accidents en 2025 sur les routes du Jura, le préfet Pierre-Édouard Colliex a décidé d'allonger la durée de nombreuses sanctions administratives.

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Pierre-Édouard Colliex, préfet du Jura, a durci le barème départemental des suspensions provisoires du permis de conduire.

En 2025, sur les routes du Jura, les accidents ont augmenté de 43 %, et le nombre de blessés de 47 %, par rapport à l’année précédente. Ces chiffres ont alerté la préfecture, qui a décidé de prendre des mesures fortes en matière de sécurité routière, en renforçant de nombreuses sanctions administratives dans le département. Pierre-Édouard Colliex, préfet du Jura, a ainsi durci le barème départemental des suspensions provisoires du permis de conduire. L’objectif est de « prévenir la violence routière, limiter les accidents et assurer une meilleure protection aux usagers de la route ».

Alcoolémie, stupéfiants et refus d’obtempérer en priorités

Entre le barème de 2022, le dernier en date, et celui nouvellement en place, l’allongement de la durée de suspension concerne surtout l’alcoolémie, les stupéfiants et les refus d’obtempérer. Pour l’alcoolémie, la suspension est allongée d’un mois pour toutes les infractions. Par exemple, de 0.8 à 0.99 g/l de sang, elle passe de deux à trois mois pour un contrôle normal, et de quatre à cinq mois, pour un contrôle par EAD (éthylotest anti-démarrage). Concernant la conduite sous stupéfiants, la suspension passe de six à sept mois. Le cocktail alcool et stupéfiants passe, quant à lui, de huit à dix mois de suspension.

Les suspensions augmentent aussi pour les refus de se soumettre aux contrôles, en passant de six à neuf mois. En ce qui concerne les refus d’obtempérer, la durée passe de six à dix mois pour un refus simple et de huit à douze mois pour un refus aggravé. La seule mesure d’allègement prévue dans ce nouveau barème concerne l’excès de vitesse entre 40 et 49 km/h en agglomération : la suspension passe de quatre à trois mois.