« Je compte jamais le temps qu’il me faut », sourit Pierre Jaillet, en présentant sa caverne pleine de trésor, dans son domicile de Branges. Dans l’entrée, au salon, au bureau… Toutes les pièces sont détentrices de pièces de collection et de maquettes soigneusement confectionnées à travers le temps. « À 90 %, c’est du ferroviaire, comme je suis retraité de la SNCF », rappelle Pierre Jaillet, qui a exercé 34 ans, à Dijon puis Louhans. « En tout, j’ai réalisé 19 réseaux de train miniature dans ma vie, que j’ai donné en grande majorité, notamment à l’association Jouef-39, de Champagnole ».
Le retraité s’est lié de passion pour les miniatures, et notamment pour la marque anglaise Hornby Acho. Il présente ses modèles non sans une certaine fierté : « La boite Meccano numéro 7, de 1929, elle se vendait à plus de six fois le salaire d’un notaire. À l’époque, c’était des jouets d’enfant de riche. J’ai aussi un Mirage 3C et un Rafale, avec une vraie turbine à réaction à l’intérieur. Il peut aller jusqu’à 200 km/h, mais je ne le fais pas voler », s’amuse-t-il.


Exposition à Cuisery les 23 et 24 mai
Pour mettre en lumière ses plus de 850 kilos d’objets Meccano, le maquettiste expose près de deux fois par an. « J’ai des réseaux démontables et transportables, comme le viaduc de Trisanna (Autriche) ou le tunnel du Chevreuil (Esserval-Tartre) », indique-t-il.
Sa prochaine sortie sera les 23 et 24 mai, à l’exposition modélisme de Cuisery, où il présentera notamment sa dernière construction : la fusée Saturne 5. « Je vais bientôt installer un fumigène pour simuler le décollage. Et motoriser les chenilles en dessous », informe le passionné. Surtout, son travail de longue haleine se concentre sur une locomotive de jardin à vapeur. « C’est en construction depuis 20 ans, je n’ai pas fini et j’en bave. Mais c’est toujours un projet », conclut Pierre Jaillet.























