Est-ce que vous pouvez nous présenter le CJD ? Quel est l’objectif du mouvement ?
Le CJD, c’est une école de dirigeants, un mouvement de responsables qui portent une valeur commune : l’économie au service de l’Homme. C’est une notion théorique, mais qui prend du sens avec une boîte à outils, dans laquelle chacun peut aller puiser pour apprendre à manager et à prendre ses responsabilités. On devient dirigeant par la formation, l’écoute et l’engagement. C’est un mouvement ascendant, qui fonctionne en sections locales, et qui représente un tissu entrepreneurial local divers, puisqu’on est multi-filière. C’est une vraie richesse pour échanger.
Récemment, vous avez été nommé nouveau président. Quel sera l’objectif de votre mandat ?
La présidence d’une section CJD, ce n’est pas une élection, c’est une cooptation : c’est-à-dire qu’on est choisis par les membres de la section. C’est un mandat de deux ans non renouvelable, pour apporter de la nouveauté, du changement. Ma priorité, c’est vraiment de conserver cette cohésion qu’ont su créer mes prédécesseurs, d’animer la section et de la développer. Je veux remercier Stéphane, président sortant, pour son implication et le dynamisme qu’il a su mettre. Aujourd’hui, on est 25 membres dans le Jura. L’objectif serait de monter à une trentaine pour apporter de la richesse, de la diversité et de l’échange.
Quel est votre parcours professionnel en tant que dirigeant ?
Je suis issu de la technique, étant œnologue de formation. J’ai dirigé techniquement plusieurs grandes caves, en négoce et en grandes caves coopératives. J’ai repris en 2020, avec deux associés, le domaine de Sainte-Marie, qui est devenu la maison de Sainte-Marie à Saint-Germain-lès-Arlay. On est un domaine viticole axé principalement sur le cépage Savagnin.
Ce jeudi 23 avril, un évènement a pris place au Bœuf sur le Toit autour du dépassement de soi. Quels outils ont pu être donnés aux entrepreneurs ?
On était vraiment dans l’esprit CJD avec cet évènement (lire par ailleurs) : on a eu des témoignages, des échanges, des pistes de réflexion et des remises en cause. Une des bases du mouvement, c’est le développement personnel. Là, on est en plein dedans, avec Maud Méry de Montigny qui a présenté ses 400 kms en quatre jours et quatre nuits dans le département, et Romain Vandendorpe, conférencier en neurosciences et recordman du monde d’immersion dans la glace. C’était des témoignages forts et inspirants, avec beaucoup d’émotion, qui peuvent servir aux entrepreneurs dans leurs prises de décision.





















