Le conseil communautaire d’ECLA a validé les taux 2026 de la taxe d’enlèvement des ordures ménagères, sans changement par rapport à 2025. À Lons-le-Saunier, le taux reste fixé à 10,87 %, contre 9,77 % à Montmorot et dans le quartier des Mouillères, et 6,71 % en zone rurale. Le produit attendu atteint 4,8 millions d’euros pour financer la collecte et le traitement des déchets assurés par le Sydom. Mais derrière ce vote technique, le débat s’est rapidement tendu. Anne Perrin, élue d’opposition à Lons-le-Saunier, a dénoncé « une erreur devenue une faute », estimant que certains habitants paient depuis 2022 jusqu’à 100 euros de trop par an.
Face aux critiques, le président d’ECLA, Michel Fischer, a assumé le maintien des taux actuels. « On ne va pas tout régler en trois semaines », a-t-il répondu, rappelant que le système repose sur les bases foncières des logements et non sur la quantité réelle de déchets produits. Une logique jugée « inéquitable » jusque dans les rangs de la majorité. Selon les chiffres évoqués en séance, la zone urbaine 2 supporterait un surcoût de près de 176 000 euros en 2025, tandis que les communes rurales bénéficieraient d’une sous-facturation. Malgré ce constat, l’exécutif préfère attendre une réforme plus large annoncée pour 2027.
Vers une redevance plus incitative
ECLA travaille désormais à un abandon de la taxe au profit d’une redevance, déjà utilisée dans d’autres intercommunalités jurassiennes. Une étude menée avec le Sydom privilégie même une redevance incitative, calculée selon le nombre de levées des bacs. Pour ses défenseurs, ce système appliquerait davantage le principe du « pollueur-payeur ». Anne Perrin a toutefois alerté sur ses conséquences sociales, estimant que « les familles nombreuses pourraient être pénalisées ». Le sujet devrait revenir dans les prochains mois. En attendant, les taux 2026 ont été adoptés par 49 voix contre quatre, avec huit abstentions.
























