Conliège-Montmorot. Premières femmes élues, mêmes priorités de terrain

Premières femmes élues à la tête de leur commune, Karine Petitjean et Christelle Plathey partagent une même entrée en fonction. Entre portée symbolique et volonté d’action, les deux maires inscrivent leur mandat dans une dynamique à la fois personnelle et collective.

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Karine Petitjean et Christelle Plathey sont les premières femmes maires de leur commune.

Dès leur élection, toutes deux mesurent la responsabilité qui leur incombe. À Conliège, Karine Petitjean insiste sur l’engagement qu’elle entend porter : “J’ai été élue maire, je prends ma fonction avec beaucoup d’humilité, et aussi une immense détermination”.

À Montmorot, Christelle Plathey souligne davantage la dimension historique : “C’est la preuve qu’une femme, citoyenne, peut avoir la confiance des gens pour être à un poste qui au départ n’était fait que pour des hommes”. Deux lectures complémentaires, entre devoir d’action et reconnaissance d’un chemin parcouru.

Sur la question des obstacles, leurs expériences convergent. Aucune ne rapporte de difficulté liée à son genre. Christelle Plathey décrit un accueil positif sur le terrain, porté autant par les femmes que par les hommes. Même constat pour Karine Petitjean, qui évoque même un soutien marqué : “Au contraire, aucun obstacle et beaucoup d’encouragement de la part de mes administrés”. Pour toutes deux, le clivage homme-femme semble désormais dépassé à l’échelle locale.

Leur vision du rôle de maire laisse toutefois apparaître une sensibilité assumée. Karine Petitjean parle de proximité et d’écoute : “Je pense que le regard d’une femme, c’est beaucoup plus de bienveillance”. Christelle Plathey formule une idée similaire avec ses mots : “On n’a pas la même paire de lunettes”. Sans opposer les approches, elles revendiquent une attention particulière aux habitants, aux situations individuelles et aux réalités du quotidien.

Encourager l’engagement féminin

Interrogées sur le message à transmettre aux jeunes femmes, les deux élues affichent une même volonté d’ouverture. À Montmorot, Christelle Plathey élargit la réflexion. Elle rappelle que l’engagement politique est accessible à tous : “Tout le monde peut agir sur les rouages”. En filigrane, elle insiste sur l’héritage des générations passées et sur la nécessité de poursuivre cette évolution.

À Conliège, Karine Petitjean invite à franchir le pas sans hésitation : “Osez, engagez-vous”. Pour elle, le travail et l’implication restent les seuls véritables leviers de réussite. Les deux maires se rejoignent ainsi sur un point : la légitimité ne dépend ni du genre ni du parcours, mais de la volonté de s’investir.

Cette posture se traduit aussi dans leur manière d’exercer. Toutes deux mettent en avant l’écoute, la pédagogie et le dialogue. Une approche qui vise à renforcer la confiance entre élus et citoyens, dans des communes où la proximité reste essentielle.

Des priorités tournées vers le concret

Sur le fond, leurs priorités s’inscrivent dans la gestion quotidienne des communes. À Conliège, Karine Petitjean place la maîtrise budgétaire au cœur de son action. Les projets seront étudiés collectivement, avec une exigence de transparence. Elle insiste sur la méthode : associer l’équipe municipale et informer les habitants à chaque étape.

À Montmorot, Christelle Plathey met en avant la continuité des engagements pris. Elle souhaite une commune dynamique, où chacun trouve sa place. “Chacun a sa place”, rappelle-t-elle, en évoquant la nécessité de concilier développement, qualité de vie et sécurité.

Toutes deux partagent enfin une même conception du mandat : être présentes, accessibles et à l’écoute. Karine Petitjean résume cette exigence de proximité par une formule simple : “Quand on m’appelle, je réponds”. Une manière d’incarner un rôle qui, au-delà des fonctions, repose avant tout sur la relation humaine.