
À quelques semaines de la mise à l’herbe estivale, l’État remet la pression sur la traçabilité des bovins dans le massif du Jura. Alors que l’arrêté ministériel du 30 juillet 2014 et l’instruction technique du 18 juillet 2024 sont déjà en vigueur, les préfets de l’Ain, du Doubs et du Jura choisissent, en 2026, de rappeler et surtout de renforcer leur application. Objectif : anticiper les mouvements d’animaux vers les estives, période jugée à risque. Le message est clair : les règles existent, mais leur respect doit encore progresser sur le terrain.
Dans le Jura, ce rappel s’accompagne d’un cadrage plus strict. Un arrêté préfectoral vient préciser concrètement les obligations. Désormais, l’ensemble des lieux d’hébergement, y compris temporaires, doivent être déclarés. Les mouvements de bovins, même ponctuels ou liés au pâturage à distance, doivent être systématiquement enregistrés. Le dispositif s’étend aussi à des pratiques jusque-là moins encadrées. L’objectif est d’éviter les angles morts dans le suivi des animaux, en particulier durant la période estivale.
Un rappel appuyé face à des risques persistants
Si les textes datent de 2014 et 2024, leur mise en œuvre reste inégale. C’est ce qui motive un nouveau communiqué en 2026. Les services de l’État évoquent des risques sanitaires toujours présents, notamment liés à la dermatose nodulaire contagieuse bovine (DNCB). Dans ce contexte, les contrôles pourraient être renforcés. Les éleveurs, gestionnaires d’estives et propriétaires de terrains sont donc appelés à se mettre en conformité.






















