
Des propositions fusantes et des cartes remplies : sur le marché de Louhans, la population a participé à l’élaboration du futur aménagement du parc du Breuil. Ils étaient plus d’une trentaine à passer, lundi 11 mai, sur le stand tenu par les services techniques et Robert Chassery, adjoint à l’environnement et au cadre de vie.
« Pour l’instant, on a rien de prévu. La passerelle du Solnan, installée en 2023, était la première étape, car c’était une zone où personne n’allait. Maintenant, il faut la valoriser », explique l’élu. C’est ainsi que les citoyens ont pu imaginer leur parc idéal, avec des propositions très différentes. « On a eu de tout : des gens qui veulent tout goudronner, d’autres qui ne veulent que des arbres, des personnes qui ne veulent plus de camion, seulement des voitures », raconte Florian Derible, des services techniques.

Toutes ces idées seront utilisées pour bâtir le plan d’aménagement, qui se heurte à plusieurs contraintes. « C’est une zone PPRI, un terrain inondable, ce qui est à la fois un défaut et un avantage. Un défaut, car on n’a pas le droit de remblayer, ni de bétonner. Mais un avantage, car cela nous a permis de conserver cette zone verte en centre-ville », indique Robert Chassery.
L’idée forte est donc de ne pas urbaniser, tout en conservant les commodités pour les riverains. « Il y a cette verrue du grand parking non aménagé, mais qui est utile. On voudrait conserver des places de stationnement, mais en les verdissant. Il y a plusieurs idées : des bancs, des jeux pour les enfants… », déroule l’adjoint au cadre de vie.

Un aménagement léger pour un environnement changeant
Cette participation citoyenne intervient alors que l’aménagement de la zone est pensé depuis longtemps, sans solutions satisfaisantes à date. « On a bossé avec des organismes concepteurs, qui proposaient des aménagements un peu trop importants. On voudrait faire plus simple, avec quelque chose de léger pour cet environnement changeant. On a plusieurs idées, mais il n’y a pas de raison que ce soit les meilleures », explique Florian Derible. Alors la population s’est exprimé, positionnant des pictogrammes sur des cartes prévues ou rajoutant de nouvelles idées – comme des toilettes – avec des post-it. Chacun de leur plan confectionné étant pris en photo par les services techniques.

Si l’idée finale retenue devrait être celle d’un parking gratuit aménagé avec quelques arbres, la concertation aura peut-être permis de faire naître de nouvelles réflexions. « Planter des arbres, c’est simple pour nous. On est près de dix aux espaces verts et, en travaillant avec l’ONF (Office national des forêts), on connaît les essences d’arbres qui aiment l’eau. On va réfléchir à la solution optimale », conclut le travailleur des services techniques.























