
Du 7 au 10 avril, les rues de Dole se sont transformées en décor de cinéma. Voitures anciennes, costumes d’époque et scènes tournées en centre-ville ou dans les environs ont donné vie à l’univers de Bernard Clavel. Un univers que le réalisateur David Ramolet connaît intimement : « Je suis amoureux de La Maison des autres depuis mes 15 ans […], ce livre m’a un petit peu sauvé la vie. »
Mais derrière ces images, c’est surtout un travail collectif important qui a permis au film d’exister. Le projet est mené en collaboration étroite avec l’association du Chat Perché et la MJC. « C’est vraiment tout un travail d’équipe », insiste le réalisateur, évoquant aussi « l’œil bienveillant du Chat Perché » sur le film. Le tournage a mobilisé huit comédiens et une vingtaine de silhouettes, participant à la reconstitution des scènes inspirées du roman.
Une continuité artistique et humaine
Pour David Ramolet, cette aventure s’inscrit dans la continuité d’un engagement déjà ancien autour de l’œuvre de Clavel et de la ville de Dole.
L’association du Chat Perché joue également un rôle artistique et symbolique, en lien avec l’identité culturelle locale et notamment Marcel Aymé. Le film s’inscrit dans cette filiation littéraire : « C’était aussi important de réunir deux grands écrivains qui ont marqué Dole », souligne le réalisateur. Le court-métrage fera également une large place à la voix off, pour accompagner le récit et renforcer la dimension intime et littéraire du projet.
Au-delà du tournage, c’est donc une véritable dynamique de territoire qui se met en place. Habitants, associations, étudiants et professionnels travaillent ensemble. Une dimension humaine essentielle pour David Ramolet : « Quand Clavel dit qu’il est amoureux de Dole, on le comprend encore aujourd’hui. »






















