Champagnole. Rémi Hugon largement reconduit à la tête de la communauté de communes

À Champagnole, le 15 avril, les conseillers communautaires ont réélu Rémi Hugon à la présidence de la communauté de communes Champagnole Nozeroy. Face à Jean-Claude Compagnon, le président sortant s’impose largement avec 77 voix. Une élection marquée par une participation élevée.

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Rémi Hugon Champagnole Nozeroy
Le prochain conseil communautaire abordera notamment l’organisation des commissions et les grands axes de travail du mandat.

Réuni le 15 avril, le conseil communautaire de Champagnole Nozeroy a renouvelé sa confiance à Rémi Hugon, président sortant, dont la candidature était proposée par Guy Saillard. L’élection s’est tenue dans un contexte de forte mobilisation des élus, avec une candidature concurrente portée par Jean-Claude Compagnon.

Au total, 93 votes étaient possibles et 91 se sont exprimés, la majorité absolue étant fixée à 46 voix. Dans ce cadre, Rémi Hugon s’impose largement avec 77 suffrages, contre 9 pour Jean-Claude Compagnon. Le scrutin compte par ailleurs une abstention et un vote blanc, confirmant une assise solide du président sortant au sein de l’assemblée.

Face à lui, Jean-Claude Compagnon s’est présenté de sa propre initiative. Il a défendu une approche différente du fonctionnement intercommunal, axée sur davantage de proximité et de participation. ” Il est indispensable de recréer un sentiment de proximité et d’efficacité entre l’instance de décision […] et les habitants “, a-t-il plaidé.

Jean-Claude Compagnon a dénoncé, lors de son discours, une défiance croissante envers les institutions et appelé à redonner à l’intercommunalité un rôle de dialogue. Il propose d’élargir les échanges entre élus et d’ouvrir davantage les commissions. Malgré cela, l’écart confirme une volonté de continuité.

Rémi Hugon assume la continuité et évoque les défis

Réélu, le président sortant s’est dit satisfait. ” C’est une reconnaissance du travail qui s’est fait “, a réagi Rémi Hugon, président de la communauté de communes. Il souligne également le caractère ouvert du scrutin, marqué par la présence d’un candidat face à lui.

Concernant les critiques, il se veut mesuré. ” Je pense qu’on est dans une bonne ligne “, estime-t-il, tout en reconnaissant l’intérêt de renforcer le travail des commissions. Un point qu’il dit vouloir approfondir dans les prochaines semaines.

Pour la suite, les priorités restent claires. La collectivité entend poursuivre ses investissements, notamment dans les écoles, la santé ou les infrastructures. ” Le but […] c’est de porter des projets structurants pour l’intérêt du territoire “, rappelle-t-il, en évoquant aussi les contraintes financières et les incertitudes liées aux aides de l’État.