Arbois. « Nous avons fait reculer ceux qui voulaient nous la voler » : 150 manifestants pour la journée des droits des travailleurs

Vendredi 1er mai, 150 personnes ont défilé dans les rues d'Arbois pour la journée internationale des droits des travailleurs. La manifestation a mis en avant plusieurs enjeux : la remise en cause de ce jour férié, les conditions de travail des ouvriers agricoles ou la nécessité d'animer politiquement les communes rurales.

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manifestation 1er mai Arbois
150 personnes ont défilé vendredi 1er mai à Arbois.
Alors que des rassemblements étaient prévus à travers tout le Jura (Lons-le-Saunier, Dole, Saint-Claude, Champagnole) pour la journée des droits des travailleurs, 150 personnes se sont retrouvées à Arbois vendredi 1er mai à 11 heures place de la Tour du Raisin. Co-organisée par les syndicats Solidaires, CGT, Sud Agri et la France Insoumise, la manifestation a traversé la ville, en passant par la Foule, la place de la Liberté, la petite place, pour finir par un repas partagé au pied de l’Église Saint-Just. L’ambiance était festive et revendicatrice, avec quelques slogans criés, une petite fanfare et une forte présence de la jeunesse.
Les ouvriers agricoles occupaient une bonne place dans le cortège, avec Sud Agri Jura.
Lydie était venue manifester pour le droit du travail dans la fonction publique.

« Patrons : cessez de nous discriminer à l’embauche »

Plusieurs prises de paroles ont animé le cortège à chaque arrêt. Geoffrey, animateur socio-culturel, a notamment rappelé l’importance de ce jour férié pour les travailleurs : « Cette année, le 1er mai a une saveur particulière. Grâce à la mobilisation, nous avons fait reculer ceux qui voulaient nous voler cette journée. C’est grâce à des luttes que, dans 163 pays, nous pouvons profiter d’un jour de repos avec nos proches ».
Sous un soleil de bon augure, le cortège arrivant sur la petite place.
Julien, du collectif Fierté Potager, a pris la parole depuis cette place.
Julien, du collectif queer Fierté Potager, a, quant à lui, pris la parole au nom des travailleurs LGBTQIA+ : « Nous sommes traumatisés dans le cercle familial, et avons d’autant plus besoin de travail pour notre autonomie financière. Mais nous sommes marginalisés dans ce milieu du travail. Patrons : cessez de nous discriminer à l’embauche. Nous avons décidé de rester habiter nos campagnes et y travaillons fièrement ». Pour ce deuxième 1er mai consécutif dans la commune, le cortège dense aura sans doute convaincu les organisations syndicales de maintenir une manifestation à Arbois chaque année.