Vous êtes architecte paysagiste de formation. Vous avez repris en 2007 l’entreprise France Clôture Environnement, installée dans le Doubs et le Jura. Comment ce parcours vous a construit pour devenir présidente déléguée en charge du Jura ?
J’ai toujours évolué depuis la fin de mes études dans le monde de l’entreprise. J’aime le côté technique et le côté humain, que ce soit avec les salariés ou les partenaires. On ne s’ennuie jamais et on apprend tous les jours. J’étais en Auvergne-Rhône-Alpes auparavant. Depuis 2007, on a développé l’entreprise autour de tous les métiers relatifs à l’aménagement extérieur, auprès des collectivités locales, des industriels et des particuliers. Avec des grands chantiers d’envergure sur les autoroutes ou les voies ferrées. On a continué à avancer et à développer l’entreprise, qui a plus de 45 ans d’existence, sur tout le quart Nord-Est, avec plus d’une centaine de salariés. Au fur et à mesure, je me suis donné un peu plus de temps pour faire partie de syndicats paysagistes, patronaux et du conseil de prud’hommes.
L’entreprise s’est pas mal développée depuis 2007 mais vous souhaitez maintenir un esprit familial. Vous êtes attachée aux petites et moyennes entreprises ?
C’était une entreprise familiale dès le début, à la création. Lorsque je suis arrivée, ça l’est restée, même avec 80 salariés. C’est ce contexte là qu’on voulait. Je pense que c’est un atout actuellement et que le côté humain est de plus en plus important.
Aujourd’hui, quels sont les enjeux spécifiques des entreprises dans le Jura ?
Il faut faire du lien économique entre toutes les entreprises, car le Jura a énormément de diversité de secteurs : industrie, cartonnerie, luxe, distribution, alimentaire, BTP… L’enjeu, c’est qu’on soit auprès d’elles, qu’on puisse les aider en suivant le contexte économique. Il faut essayer de trouver des idées pour les aider à continuer à avancer, en les accompagnant par exemple dans la passation. Le MEDEF, dans le Jura, on essaie de faire tout ça, tout en organisant des rencontres et des rendez-vous. Cette année, on a déjà organisé huit animations, autour de la cybersécurité, des ressources humaines, de la santé mentale ou de la transition numérique. Enfin, il y a le club des Femmes du MEDEF, lancé en octobre 2025. Près de 25 % des adhérents en Franche-Comté sont des femmes dirigeantes ou cheffes d’entreprise. On essaie de promouvoir encore davantage le leadership féminin, en mettant en lumière leurs parcours, et en encourageant l’accès des femmes aux responsabilités.
Pour finir, selon vous, qu’est-ce qui fait un bon patron ou une bonne patronne ?
L’entreprise, c’est comme un orchestre. Il faut un chef d’orchestre pour manager tout ça, dans tous les domaines : l’économie, le social, le financier. Derrière, il y a plein de musiciens qui doivent jouer l’harmonie tous ensemble. Chaque compagnon de travail a ses spécificités, humaines et techniques. Il faut garder l’harmonie et emmener tout le monde sur le même chemin. S’il y a une pierre au milieu du chemin, c’est au chef d’entreprise de résoudre les problèmes en priorité, et montrer une direction pour pouvoir faire perdurer l’entreprise.
























