Le grondement de la machine résonne sous les arcades perpendiculaires à la rue Traversière. Derrière un nuage de sable, un agent casqué dirige le pistolet de micro-gommage sur une façade. Quelques mètres plus loin, un collègue laisse agir un produit avant d’effacer les dernières traces de peinture avec un chiffon. Malgré la chaleur, les combinaisons sont de rigueur. Quatre agents, spécialement formés, se relaient sur ce chantier inédit. « On adapte la méthode à la nature du support », explique Stéphane Mallet. Pierre, crépi ou façade peinte : chaque mur demande un traitement différent. L’objectif est aussi de comparer les procédés afin de retenir les plus efficaces.
La municipalité concentre d’abord son action sur les secteurs les plus marqués du cœur historique. Les interventions concernent les bâtiments publics mais aussi les façades privées, avec l’accord préalable des propriétaires. Pour Cyrille Brero, cette opération répond à une attente forte des habitants. « Une ville propre, c’est une ville attractive », affirme le maire. « L’expression artistique, oui, mais dans des endroits spécifiques. L’espace public doit être respecté. »

Des techniques appelées à évoluer
Au sol, les bâches récupèrent le sable utilisé pour le micro-gommage. Il sera réemployé jusqu’à trois fois afin de limiter les coûts. Cette première campagne servira également de test grandeur nature. Selon les résultats, certains tags pourront être effacés au diluant, d’autres recouverts de peinture ou traités par projection de microbilles. « Avec l’expérience, on va s’améliorer », assure Stéphane Mallet. Pour la Ville, cette opération marque surtout le début d’une démarche appelée à s’étendre progressivement à l’ensemble du centre-ville.




















