Valérie Depierre se présente d’abord comme une élue ancrée dans le territoire. Adjointe durant deux mandats à Villette-les-Arbois, elle a également siégé pendant deux mandats au conseil régional de Bourgogne-Franche-Comté. Un parcours qui, selon elle, l’a conduite à privilégier l’action concrète et les projets de développement.
Elle se définit volontiers comme « une femme de projet », se disant « plus technique que politique ». L’échelon intercommunal lui apparaît aujourd’hui comme celui de la proximité et de l’efficacité, un choix assumé alors qu’elle affirme avoir volontairement écarté d’autres ambitions électives, législatives ou sénatoriales.
Dans cette élection interne aux élus communautaires, Valérie Depierre insiste sur la nature du débat. « Ce n’est pas une personne contre une autre », explique-t-elle, évoquant plutôt « une vision contre une vision ».
Pour nourrir son projet, elle a organisé des rencontres par bassin de vie – Arbois, Poligny et Salins-les-Bains – afin d’entendre les attentes de chaque secteur. Tout en reconnaissant les spécificités de ces trois pôles, elle défend une réflexion collective à l’échelle du territoire.
L’attractivité au cœur du projet
Parmi les préoccupations majeures qu’elle identifie figure la baisse démographique. Pour y répondre, la candidate insiste sur la nécessité de rapprocher emploi et logement. « Les salariés des entreprises locales doivent pouvoir vivre sur le territoire », souligne-t-elle.
Cela suppose de renforcer l’offre de services : accueil de l’enfance, loisirs, commerces ou encore accès aux soins. Elle estime notamment que le secteur de Salins-les-Bains présente des besoins importants en matière de mobilité et de santé.
Sur le plan financier, Valérie Depierre appelle également à davantage de priorisation. Elle critique « l’empilement des projets » et la multiplication d’études coûteuses, estimant que l’intercommunalité doit désormais hiérarchiser plus strictement ses investissements.
Une gouvernance qu’elle veut plus partagée
La candidate souhaite également faire évoluer le fonctionnement de la communauté de communes. Elle évoque la nécessité de renforcer la communication avec les élus des petites communes, certains pouvant se sentir « mal informés ou oubliés ».
Dans le même esprit, elle propose d’alléger les conseils communautaires en confiant davantage de décisions techniques au bureau, une fois les grandes orientations votées. Son projet prévoit aussi un exécutif élargi, composé de onze vice-présidences et de trois conseillers délégués, avec une représentation équilibrée entre les différents secteurs du territoire.
Enfin, Valérie Depierre souhaite que l’intercommunalité affirme davantage sa position sur certains dossiers. Elle estime notamment que les élus doivent définir une position commune sur la compétence déchets avant d’échanger avec le SICTOM, en particulier sur la question de la redevance incitative. L’agriculture, autre pilier du territoire, ferait pour sa part l’objet d’une délégation spécifique au sein de l’exécutif communautaire.























