L’invité de la semaine. Le groupe Madame Monsieur, « dans le Jura, on joue comme à la maison »

Émilie Satt et Jean-Karl Lucas, du duo Madame Monsieur, révélé au grand public lors de l’Eurovision 2018, se produiront le 18 avril au Casino JOA de Saint-Laurent-en-Grandvaux. Un concert acoustique, à taille humaine, qui promet un moment de partage particulier avec le public jurassien.

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concert Madame Monsieur Jura
Madame Monsieur, un duo qui a un lien très particulier avec le Haut-Jura.

Pouvez-vous vous présenter et revenir sur votre parcours, notamment depuis l’Eurovision ?

“Nous sommes deux musiciens, Émilie Satt et Jean-Karl Lucas, on travaille ensemble depuis une bonne quinzaine d’années avec notre duo Madame Monsieur. L’Eurovision en 2018 avec Mercy a été un moment très important. Ce n’était pas du tout un plan de carrière, mais une opportunité. On avait écrit cette chanson pour notre album, elle a plu aux producteurs puis aux Français, et ça nous a un peu échappé. C’est un élan énorme, ça nous a permis de rencontrer le grand public avec notre musique et de créer un lien très fort qui perdure encore aujourd’hui.”

Comment avez-vous vécu cette exposition soudaine et la scène de l’Eurovision ?

“C’est forcément très impressionnant, il y a 200 millions de téléspectateurs. Mais avec les mois de préparation, les répétitions et la promotion, le jour J, on ne se pose plus de questions. Il y a toujours du trac, mais c’est une bonne pression, nécessaire. Il faut réussir à la transformer en force.”

Vous serez en concert à Saint-Laurent-en-Grandvaux, il y a un lien particulier avec le Haut-Jura…

On est très heureux de venir dans le Jura, c’est un peu la maison. J’ai des origines du coin et on a gardé la maison de famille de mon arrière-grand-mère. On y va très souvent, on s’y est même mariés. C’est un endroit très important pour nous, donc forcément, venir y jouer, c’est un peu comme aller voir des amis.

Les concerts acoustiques sont des types de concerts bien particuliers ?

“En ce moment, on travaille sur un nouvel album et on propose un concert guitare-voix d’une heure et demie. On y teste des nouvelles chansons, que les gens ne connaissent pas encore, et on rejoue aussi d’anciens titres, parfois jamais interprétés sur scène.”

“Ce format permet de revenir à l’essence des chansons. On partage vraiment un moment avec le public, on parle beaucoup, on rit… et on passe aussi par des émotions plus fortes.”

Ce type de concert crée-t-il une relation différente avec le public ?

Oui, complètement. Dans ces petites salles, on ne peut pas tricher. On est très proches des gens, et eux aussi sont impliqués. Ce n’est plus seulement un concert, c’est un moment ensemble. Il y a quelque chose de très sincère, presque à nu.

Vos chansons abordent souvent des sujets de société. D’où vient cette démarche ?

“C’est très naturel. Je (Émilie, NDLR) fonctionne comme une éponge, j’absorbe les histoires et les émotions. La chanson est pour moi le meilleur moyen de les transmettre. On ne parle jamais de sujets de manière abstraite. On raconte toujours une histoire humaine. Mercy, par exemple, ce n’est pas la migration, c’est l’histoire d’un bébé. C’est cette “petite histoire dans la grande” qui touche les gens. Et c’est dans ce sens que nous écrivons aussi notre prochain album, qui sortira à la fin d’année.”

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