Lons-le-Saunier. Stupéfiants : la pression monte dans les zones de transit

Un dispositif de contrôles ciblés a été déployé à la gare de Lons-le-Saunier pour lutter contre la consommation de stupéfiants. Une opération visible, assumée par les autorités, avant d’autres actions annoncées.

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Un signal envoyé aux usagers comme aux consommateurs : la vigilance s’installe durablement.

À la gare de Lons-le-Saunier, les contrôles ne passent pas inaperçus. Ce 25 février, policiers nationaux, brigade des transports et équipe cynophile, soit au total 12 agents, ont investi les quais et les abords. Objectif : lutter contre la consommation de stupéfiants dans un lieu de transit stratégique.

Une dizaine d’agents sont mobilisés. Le chien renifle sacs, bagages et passants. Les réactions sont immédiates. « Les gens sont souvent impressionnés, ils n’ont pas l’habitude », observe la commandante Slowik. Et l’efficacité est là. Plusieurs consommateurs sont repérés, parfois pour de petites quantités. « Même sans interpellation lourde, la présence compte. On préfère qu’il n’y ait rien, mais on garde toujours l’espoir », glisse-t-elle.

Les contrôles dépassent le cadre ferroviaire. Ils concernent aussi les mobilités du quotidien. Trottinettes comprises. « La conduite sous stupéfiants, ça fonctionne aussi pour ces engins », rappelle la commandante. Les sanctions peuvent aller loin : amende, immobilisation du véhicule, voire conséquences sur un permis détenu par ailleurs.

Entre prévention, contrôle et procédure, les autorités rappellent que la consommation personnelle reste passible de sanctions, quelle que soit l’origine des personnes concernées.

Pour la préfecture, le message est clair. « L’enjeu, c’est de mettre la pression », assume Silvère Say, secrétaire général de la préfecture du Jura. « S’attaquer aux consommateurs, c’est être visible sur le terrain. Il n’y a pas de miracle. »

Contrairement aux idées reçues, le phénomène ne se limite pas aux grandes villes. « Ça existe partout, y compris dans les campagnes. On contrôle, on découvre », insiste Silvère Say. Et parfois, un simple contrôle ouvre la voie à des enquêtes plus larges.

Depuis plusieurs jours, les contrôles s’enchaînent dans le département. Un article à lire dans notre prochaine édition.