Arbois. Un engouement record pour le Trail du Cirque du Fer à Cheval

D’année en année, le Trail du Cirque du Fer à Cheval attire davantage de coureurs. À sept mois de la prochaine édition, plus de 2 500 dossards sont déjà attribués sur une jauge de 3 000. Pour son président Laurent Boillot, cette accélération témoigne de la démocratisation du trail, mais pose aussi la question des limites de l’événement.

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A la rencontre de paysages époustouflants©Cyrille Quintard.

Le succès du Trail du Cirque du Fer à Cheval ne se dément pas. Bien au contraire. « D’année en année, le succès grandissait. Mais on ne s’attendait pas à un tel engouement », reconnaît Laurent Boillot, président du TCFC. À sept mois de l’épreuve, plus de 2 500 coureurs ont déjà réservé leur dossard, sur une capacité totale de 3 000 participants.

Le grand parcours n’affiche pas encore complet, mais devrait le devenir rapidement. Quant au 10 km, traditionnellement plus tardif à se remplir, il devrait suivre le mouvement dans les prochains mois. « Les chiffres sont tellement hallucinants que mes prévisions sont fausses », admet le président.

Le trail s’est démocratisé

Pour Laurent Boillot, cette dynamique dépasse largement le seul TCFC. Le trail bénéficie aujourd’hui d’un véritable engouement. « Avant, mettre un dossard, c’était vraiment pour les athlètes. Le trail a démocratisé le fait de mettre un dossard. »

Une popularité qui pose aussi la question de la capacité des épreuves. Certains coureurs regrettent de ne pas parvenir à s’inscrire, parfois en s’en prenant aux organisateurs sur les réseaux sociaux. « Nous, organisateurs, on n’y est pour rien. Il n’y a pas de solution miracle », rappelle Laurent Boillot.

Créé en 2019 avec Michel Etiévant, le TCFC a débuté avec une jauge de 800 coureurs. Aujourd’hui, l’organisation estime avoir atteint ses limites. « On est un peu bloqué par 500 à 600 coureurs par course. Au-delà, c’est trop lourd. Augmenter les effectifs provoquerait également des bouchons sur les parcours. « Ce n’est pas notre volonté non plus. On préfère la qualité à la quantité. » L’an dernier, entre les inscrits et les personnes sur liste d’attente, quelque 5 000 à 6 000 coureurs avaient manifesté leur intérêt.

Le nocturne suit la même dynamique

Le phénomène dépasse désormais le rendez-vous printanier. Le Trail Noct’urbain, programmé le samedi 21 novembre, se remplit trois fois plus vite que l’an dernier. La jauge passe de 400 à 500 coureurs par course.

Autre évolution marquante : la féminisation du trail. Sur les formats de 10 et 22 km, la parité s’installe désormais presque naturellement. « Elle est impressionnante », constate Laurent Boillot.