Des vacanciers venus de Montpellier, Lyon, Béziers, Limoges, Toulouse, mais aussi Pontarlier ou Poligny ont rejoint La Bise mercredi 6 mai. Certains découvrent les lieux pour la première fois, d’autres y reviennent avec plaisir. « On est trop bien ici, on ne part plus », glisse l’un d’eux.
Ici pas de programme imposé. Le groupe construit ensemble le séjour, au fil des envies. Balades, karaoké, jardinage, vélo, visites de musées… « Ce matin, nous sommes allés à la cascade des Tufs avec des ânes tirant une charrette pour les personnes ayant des difficultés à marcher », raconte Sylvain, directeur de La Bise.
« Se sentir attendu »
Des fleurs sur les tables et dans les chambres, des petits mots déposés sur les oreillers, des cookies préparés avant l’arrivée, une grande table conviviale : tout est pensé pour que chacun se sente accueilli. « Souvent, les personnes que nous recevons sont plutôt mal regardées ailleurs. Ici, on veut qu’elles sentent qu’elles comptent vraiment », explique Sylvain. Même esprit dans la cuisine où les produits locaux sont de rigueur. Florence est aux fourneaux, aidée par les vacanciers qui le souhaitent.

À La Bise, ces vacances vont bien au-delà du simple repos. « Bien manger, vivre de belles sorties, faire de belles rencontres, cela redonne de la fierté et de l’estime de soi », insiste le directeur. Certains, en grande précarité, repartent avec l’envie de retrouver un emploi, un logement, se battre pour retrouver ses enfants.
Les séjours vont se succéder tout l’été et les portes ouvertes du 20 septembre devraient à nouveau rassembler plusieurs centaines de personnes.






















