Ils étaient paysans, ouvriers, artisans, commerçants, enseignants ou médecins. Des Jurassiens ordinaires qui, en 1944, ont fait un choix qui ne l’était pas. Ce mardi 25 août, lors de la commémoration de la Libération de Lons-le-Saunier, Cyrille Brero a voulu rappeler les hommes et les femmes derrière l’Histoire. « Ils avaient souvent devant eux une vie à construire, des rêves à réaliser, des amours à vivre. » Pourtant, poursuit le maire, « ils ont fait le choix de tout risquer ».

Des noms derrière l’Histoire
Pour six combattants des Forces françaises de l’intérieur, ce choix fut fatal. Marcel Tisserand, Gabriel Damido, Robert Saran, Georges Lamy, Roger Trossat et Albert Steiner sont tombés pour libérer la ville. Le plus jeune, Gabriel Damido, avait tout juste 20 ans lorsqu’il fut abattu au matin du 25 août 1944. « La joie de nos rues libérées portait l’empreinte, et porte toujours, de nos martyrs », a rappelé Cyrille Brero.
La liberté retrouvée eut également un prix parmi les civils. Dans les dernières heures de l’Occupation, plusieurs habitants furent massacrés. Parmi eux, deux enfants de 11 et 13 ans. Leurs noms, comme ceux des résistants, continuent aujourd’hui d’habiter les rues, les édifices et les plaques commémoratives de Lons-le-Saunier.
82 ans plus tard, c’est précisément cette mémoire humaine que la cérémonie veut empêcher de devenir abstraite. « Le souvenir n’a de sens que si la mémoire se prolonge en action », a insisté le maire. Pour lui, si les combats ne sont plus les mêmes, l’engagement demeure : faire vivre la démocratie, le civisme et la solidarité.






















