Genlis. Mésanges, chauves-souris et pièges pour lutter contre les nuisibles

Face aux chenilles processionnaires, frelons asiatiques ou moustiques, la Ville de Genlis multiplie les moyens de lutte, en privilégiant notamment leurs prédateurs naturels.

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Pièges à chenilles processionnaires et gîtes à chauves-souris illustrent les différents moyens déployés par la Ville contre les nuisibles.

À Genlis, la lutte contre les nuisibles passe aussi par les oiseaux et les chauves-souris. Depuis plusieurs années, la commune est confrontée à la présence de chenilles processionnaires, notamment dans les secteurs plantés de pins. Un insecte dont Xavier Vandewalle, adjoint en charge des travaux et du patrimoine municipal, rappelle la dangerosité : « Elle est très urticante et peut provoquer des réactions allergiques graves. » Ses poils peuvent toucher aussi bien les adultes et les enfants que les animaux.

Pour limiter les risques, environ 70 pièges entourent déjà les troncs des pins concernés. Le principe est simple : lors de leur descente vers le sol, les chenilles sont dirigées par un cerclage vers un sac où elles restent prisonnières. Mais ce dispositif demande de l’entretien et « n’est pas non plus infaillible ». La municipalité a donc choisi de compléter cette méthode par une autre approche : favoriser les prédateurs naturels.

88 nichoirs à mésanges et 22 gîtes à chauves-souris

La mésange charbonnière et la mésange bleue sont ainsi devenues des alliées de la commune. « Ce sont des prédateurs naturels de la chenille et elles ne sont pas sensibles à tout ce qui est urticant », explique l’élu. Elles peuvent même déchirer les cocons pour atteindre les chenilles. Au total, 88 nichoirs ont été répartis sur environ 22 hectares : 44 pour les mésanges charbonnières et autant pour les mésanges bleues. Ils ont été installés en priorité dans les secteurs où se trouvent des pins, notamment avenue de Bourgogne, le long de la voie ferrée.

À ce dispositif s’ajoutent 22 gîtes à chauves-souris, également disposés dans différents quartiers et, lorsque cela est possible, près des zones où les chenilles processionnaires sont observées. Une démarche qui s’inscrit dans une politique plus large face aux espèces jugées nuisibles. La Ville surveille notamment l’ambroisie et sensibilise également les habitants au moustique-tigre, présent cette année.

Elle rappelle régulièrement la nécessité d’éviter les eaux stagnantes, notamment dans les coupelles ou les récipients des cimetières, les larves pouvant rapidement se développer.

Des pièges à frelons partis en quelques minutes

Cet été, la municipalité a également testé une nouvelle opération contre le frelon asiatique. Soixante pièges ont été proposés gratuitement aux habitants, avec une répartition privilégiant les secteurs pavillonnaires. L’annonce, diffusée sur les supports de la Ville, a rencontré un succès immédiat : « C’est parti en à peu près 30-35 minutes. Il y a une vraie demande. » Les premiers retours reçus par la mairie sont jugés encourageants. Des frelons et d’autres insectes ont été capturés, tandis que, selon les observations rapportées à l’élu, les abeilles n’ont pas été attirées par les pièges.

Ce premier essai doit désormais servir de base pour la suite. La Ville prévoit de contacter les bénéficiaires afin de dresser un bilan plus précis. Surtout, l’opération sera renouvelée en 2027, mais plus tôt dans la saison. « Cette première année, c’était 60. C’est le galop d’essai. » Les pièges avaient été distribués en juillet ; l’an prochain, la campagne doit débuter en avril ou mai. Le nombre n’est pas encore arrêté, mais Xavier Vandewalle annonce vouloir en proposer « largement beaucoup plus ». Une manière de prolonger une démarche que l’adjoint résume ainsi : rester attentif aux nuisibles présents sur le territoire et agir pour « faire quelque chose pour les freiner ».