
Le Pasteurdon fête ses 20 ans. Quel regard portez-vous sur le chemin parcouru ?
Vingt ans, c’est à la fois très court à l’échelle de l’Institut Pasteur – qui fêtera ses 140 ans en 2028 – et considérable pour une opération d’appel à la générosité du grand public (…). C’est le moment de l’année où nos chercheurs ouvrent les portes de leurs laboratoires, expliquent ce qu’ils font, pourquoi ils le font, et où le public peut prendre la mesure très concrète de ce que la science change dans leur vie.
Vingt ans, c’est aussi le temps d’une génération de découvertes scientifiques. Depuis sa création en 2007, le Pasteurdon a permis de financer des avancées majeures : une meilleure compréhension de l’autisme, des progrès décisifs sur le traitement du VIH, de nouveaux outils diagnostiques contre des maladies infectieuses émergentes, ou encore des thérapies géniques contre certaines surdités héréditaires (…).
Pourquoi avoir lancé le programme « Villes Ambassadrices » pour cette édition anniversaire ?
L’Institut Pasteur appartient à toutes celles et tous ceux qui, partout en France, se reconnaissent dans l’héritage de Louis Pasteur et dans l’idée que la science est un bien commun. Vingt villes, pour vingt ans : c’est une manière de dire que la mobilisation contre le cancer, les maladies infectieuses ou les maladies neurodégénératives concernent tous les Français et les Françaises (…).
Concrètement, qu’implique le statut de « Ville Ambassadrice » ?
(…) Cela prend des formes très concrètes selon les territoires : relayer la campagne sur les supports municipaux et les réseaux sociaux, organiser une rencontre avec des scientifiques… Chaque ville adapte le dispositif à sa taille et à ses moyens : il n’y a pas de format unique.
Nous avons souhaité que ce réseau de villes ambassadrices reflète la diversité de la France : des villes de toutes tailles, et partout sur le territoire – de grandes métropoles comme Paris, Lyon ou Bordeaux, à des communes plus petites comme Arbois, Dole ou Hallencourt. Cette diversité porte un message fort : la recherche est l’affaire de toutes et tous, partout.
La présence de Dole et Arbois parmi les 20 villes était-elle une évidence ?
Oui, absolument. Louis Pasteur est né à Dole en 1822, et c’est à Arbois qu’il a grandi, dans la maison familiale qui est aujourd’hui devenue un musée. Je suis très heureux et fier de l’aboutissement, il y a quelques jours, du magnifique projet de restauration conduit dans ce lieu par l’Académie des sciences et grâce à l’engagement sans faille de Pascale Cossart, professeure à l’Institut Pasteur et membre de l’Académie des sciences. Pour les 20 ans du Pasteurdon, il aurait été impossible d’imaginer ce réseau de villes ambassadrices sans ces deux communes qui incarnent, plus que toute autre, les racines de notre histoire.
Que représentent aujourd’hui Dole et Arbois pour l’Institut Pasteur ?
Ces deux villes sont les gardiennes de notre mémoire. Ce lien reste vivant aujourd’hui. Nous avons ainsi prêté quatorze objets originaux pour l’exposition « Bière, des ferments et des hommes », présentée à la Maison natale de Louis Pasteur à Dole. C’est une façon très concrète de faire dialoguer notre patrimoine scientifique avec le territoire qui a vu naître son fondateur.
Comment le Pasteurdon se traduira-t-il concrètement à Dole et Arbois, du 8 au 11 octobre ?
Les deux villes relaieront la campagne du Pasteurdon sur l’ensemble de leurs canaux de communication auprès de leurs administrés. Je veux saluer ici l’engagement des équipes municipales de Dole et d’Arbois, qui se sont saisies du projet avec beaucoup d’enthousiasme.

























