La Loye. Un recueil à paraître pour transmettre la mémoire des figures de l’association des Alwati

Depuis plus de cinquante ans, l’association des Alwati fait vivre les traditions locales entre musique, artisanat et transmission. Aujourd’hui, elle s’apprête à publier un recueil de portraits pour raconter cette aventure collective.

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association Alwati La Loye
L'assocation des Alwati, ancrée dans les traditions locales.

Née à la fin des années 70, l’association des Alwati s’est construite autour d’un désir simple : faire vivre et partager les traditions populaires. À l’origine, il y a la danse. “Moi, je n’avais jamais dansé de ma vie”, se souvient Henri Meunier, ancien président. De fil en aiguille, les ateliers attirent, se renouvellent et fédèrent un groupe toujours plus large. Rapidement, l’activité dépasse le seul cadre chorégraphique pour embrasser un patrimoine plus vaste.

Une association ancrée dans la transmission

Au fil des décennies, les Alwati deviennent un véritable laboratoire de sauvegarde culturelle. Musiques traditionnelles, veillées à l’ancienne, artisanat ou encore cultures anciennes comme le maïs blanc de Bresse : tout est prétexte à transmission. La veillée organisée en 1986, avec André Besson en tant que participant, marque un tournant décisif, propulsant l’association sur le devant de la scène et suscitant un engouement durable.

” On pense au côté partage, au côté transmission”, insiste Françoise Barey. L’association ne se contente pas de préserver : elle réinvente. Après une période marquée par le folklore, elle évolue vers des formes plus vivantes, comme les bals traditionnels. Dans le même temps, les membres s’attachent à sauvegarder des gestes oubliés : filage de la laine, vannerie, ou encore travail du maïs.

Cette diversité fait l’originalité du collectif. “C’est les traditions quelles qu’elles soient”, résume Françoise Barrey. Derrière ces activités, une même ambition : recréer du lien et redonner du sens à des savoir-faire parfois disparus.

Un recueil pour raconter les visages de l’engagement

C’est dans cette logique de transmission qu’est né le projet de recueil. L’ouvrage rassemble une série de portraits de figures marquantes de l’association. “Il y a quand même des personnalités extraordinaires qui ont permis la pérennité”, explique Françoise Barey.

Pendant plus d’un an, la biographe Christine Abt, est allée à la rencontre de ces bénévoles, recueillant leurs paroles et leurs souvenirs. Le livre donne ainsi la parole à celles et ceux qui ont fait vivre l’association : Henri Meunier, bien sûr, mais aussi à Bernard Ducloux, Lilia Romao ou encore Michèle Fromond.

Au-delà des parcours individuels, l’ouvrage raconte aussi une histoire collective. “Ils ne racontent pas seulement comment ils se sont engagés, ils racontent l’association aussi”, souligne Françoise Barey. Les récits, proches de l’oralité, témoignent d’un XXe siècle vécu à hauteur d’homme, entre ruralité, migrations et mutations sociales.

Pensé comme un hommage, le recueil se veut également un outil de mémoire. “Ça parle de nous, de notre histoire”, ajoute Henri Meunier. À l’heure où le monde associatif peine parfois à se renouveler, ce livre rappelle la force de l’engagement bénévole et du collectif.

La présentation officielle est prévue le 13 mai, à la salle des fêtes du village de la Loye. Une soirée mêlant lectures et chansons, fidèle à l’esprit des Alwati : transmettre en partageant.