La Communauté de communes Auxonne Pontailler Val de Saône s’apprête à changer le mode de gestion de son funérarium intercommunal. Jusqu’à présent exploité en régie directe, l’équipement pourrait être confié à un opérateur privé dans le cadre d’une concession de service public, sous la forme d’un affermage, pour une durée de cinq ans, jusqu’au 31 décembre 2031. Les élus ont autorisé le lancement de la procédure de mise en concurrence.
La vice-présidente Dominique Labelle a rappelé les difficultés rencontrées avec le fonctionnement actuel. Le service impose en effet une permanence « sept jours sur sept et vingt-quatre heures sur vingt-quatre ». À cela s’ajoutent des obligations réglementaires importantes : les agents appelés à assurer les remplacements doivent suivre une formation certifiante de 300 heures, complétée par un stage en entreprise spécialisée. Pour garantir la continuité du service, la collectivité devrait former au moins trois agents, une organisation jugée difficilement soutenable.
Un contrôle conservé par la collectivité
Avec ce nouveau mode de gestion, le futur délégataire prendra en charge l’exploitation complète du site : accueil des familles et des professionnels, gestion des salons et de la salle de cérémonie, entretien des locaux, maintenance des équipements, administration et gestion du personnel. De son côté, la communauté de communes conservera la maîtrise de la tarification et un pouvoir de contrôle grâce à des rapports annuels.
Interrogée en séance sur les conséquences de cette évolution, la présidente a rappelé que l’objectif restait de « continuer à rendre le service de manière correcte, respectueuse des familles ». Elle a également indiqué qu’il était probable que les opérateurs funéraires utilisant déjà l’équipement répondent à l’appel à concurrence. Le comité social territorial avait auparavant rendu un avis favorable à l’unanimité sur ce changement d’organisation.



























