Auxonne. Aurélien Collin, au plus haut niveau du tir à l’arbalète

Licencié à Auxonne, Aurélien Collin pratique le tir à l’arbalète depuis de nombreuses années. Une discipline encore méconnue dans laquelle il évolue désormais au plus haut niveau.

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Aurélien Collin arbalète Auxonne
Aurélien Collin participe aux plus grandes compétitions nationales, européennes et mondiales ! Crédit photo : FFTir - Karol

Il suffit parfois d’une démonstration pour faire naître une passion. Pour Aurélien Collin, aujourd’hui âgé de 36 ans, tout commence à Auxonne. D’abord attiré par le tir à la carabine, il découvre ensuite l’arbalète à l’occasion d’un championnat de France. Le président du club lui présente cette discipline et la réaction est immédiate : « Il m’a dit : “Ça te plaît ?” J’ai dit : “Oui, c’est trop bien.” » Une arbalète est alors achetée pour le club et la pratique se développe progressivement.

Depuis, le chemin parcouru est considérable. À Auxonne, la section compte aujourd’hui une vingtaine à une vingtaine-cinq pratiquants. Plusieurs jeunes ont également atteint l’équipe de France. Aurélien Collin, lui, s’est installé au fil des années parmi les meilleurs spécialistes de sa discipline.

Le tir à l’arbalète reste pourtant peu connu du grand public. La discipline dépend de la Fédération française de tir, aux côtés d’épreuves beaucoup plus médiatisées. Les compétitions estivales se disputent notamment sur trois distances : 65, 50 puis 35 mètres, avec 30 flèches à chaque fois. Les meilleurs accèdent ensuite aux duels, organisés sous la forme d’un tableau à élimination directe.

Du départemental jusqu’à l’international

Pour atteindre le plus haut niveau, son parcours est d’abord passé par les compétitions départementales, régulièrement organisées à Auxonne, puis par l’échelon régional et les championnats de France. Au fil des résultats, les portes des compétitions internationales peuvent alors s’ouvrir.

Cette année, Aurélien Collin a notamment participé aux championnats d’Europe organisés à Châteauroux, sur le même site qui avait accueilli les épreuves de tir des Jeux olympiques. Une compétition durant laquelle l’Auxonnais a connu plusieurs scénarios. Lors de l’Open, il s’est retrouvé en tête jusqu’à l’avant-dernière flèche. Mais le stress et des conditions venteuses difficiles sont venus compliquer la fin de son parcours. « Il y avait énormément de vent. Du vent tournant à droite, gauche, face à l’autre. »

Tireur à l’arbalète en compétition sur pas de tir
Une discipline aussi impressionnante que méconnue. Crédit photo : FFTir – P-C Photographie

Lors du match attribuant le titre européen, il termine finalement septième. Une place satisfaisante, même si le compétiteur estime qu’il pouvait viser plus haut. « C’est déjà une belle place. J’étais en capacité d’aller jouer dans le Top 1. » Il pointe surtout un manque de concentration, lié aux nombreuses sollicitations durant l’épreuve. « Il aurait fallu que je me mette un peu plus à l’écart, plus au calme. »

Face au numéro 1 mondial

Aurélien Collin retrouve ensuite de meilleures sensations lors des matchs play, disputés sous forme de duels. « J’avais réussi vraiment à faire de très beaux matchs play et de très belles qualifications. » Son parcours le conduit jusqu’à une confrontation avec le numéro 1 mondial. Une expérience supplémentaire à engranger face à ce qui se fait de mieux dans la discipline.

La compétition se poursuit également par équipes, un exercice qu’il affectionne particulièrement. Face notamment aux Estoniens puis à la République tchèque, les Français poursuivent leur parcours. « En duel, c’est particulier », rappelle-t-il, tant le rapport de force établi sur le papier peut rapidement être bouleversé.

Derrière ces résultats, Aurélien Collin contribue surtout à mettre en lumière une pratique encore confidentielle. Une discipline exigeante, où quelques millimètres, une rafale de vent ou un instant de déconcentration peuvent suffire à faire basculer une compétition. Et dont une partie de l’histoire récente s’écrit aussi à Auxonne.