Champagnole. Du protocole au défilé, le rôle des musiciens

Lors des commémorations, la musique accompagne le devoir de mémoire et les hommages. À Champagnole, des musiciens assurent cette mission plusieurs fois par an.

0
52
Les musiciens accompagnent plusieurs commémorations au fil de l’année.

Le 3 septembre 1944, Champagnole retrouvait sa liberté après quatre années d’occupation. 82 ans plus tard, élus, anciens combattants, porte-drapeaux et habitants se sont réunis pour rendre hommage aux résistants, soldats et civils ayant contribué à la Libération. « Notre mission, aujourd’hui plus que jamais, est de transmettre ce flambeau aux jeunes générations », a-t-il notamment été rappelé lors de la cérémonie. Dans ce temps de mémoire et de respect envers les disparus, la musique participe elle aussi au cérémonial.

À Champagnole, cette mission revient notamment aux musiciens dirigés par Emmanuel Casagranda, directeur de l’école de musique et chef d’orchestre. Une dizaine à une quinzaine de jours avant la cérémonie, il reçoit le protocole puis le transmet à l’ensemble. La dernière répétition permet d’effectuer les ultimes réglages. « On refait juste un petit check, histoire d’être sûr que tout va bien », explique-t-il. Une mécanique bien rodée puisque les musiciens participent à « cinq ou six » cérémonies par an. La plupart sont amateurs, certains étant ou ayant été élèves de l’école de musique.

Jouer tout en défilant

Leur rôle ne s’arrête pas aux morceaux interprétés lors des hommages. Il faut aussi avancer ensemble lors des défilés, tout en continuant à jouer. Un exercice particulier, travaillé ponctuellement en dehors des cérémonies. « Des fois, le soir, on va marcher devant l’Oppidum », raconte Emmanuel Casagranda. Mais la régularité des rendez-vous permet surtout d’acquérir les automatismes. Du protocole au défilé, ces musiciens contribuent ainsi, à leur manière, à la solennité de cérémonies destinées à faire vivre le souvenir et à honorer ceux qui ont donné leur vie.

Légende :