Depuis la mi-juin, les nuisances se répètent rue Ripley et autour de la résidence des Cyprès. Des habitants ont signalé des regroupements, des feux et des tirs de mortier contre certains immeubles. « C’est un problème récurrent depuis au moins mi-juin », confirme Stéphane Mallet, qui suit le dossier pour la municipalité.
Avec le maire, il dit avoir rencontré les riverains et participé à des réunions avec la DDSP. Les habitants ont également transmis des vidéos. « La difficulté, c’est que la tension monte », reconnaît l’élu, qui rappelle leur droit à la tranquillité.
La Ville affirme toutefois agir dans le cadre de ses compétences. « La sécurité, c’est l’État », insiste Cyrille Brero. Le maire distingue ainsi la mission régalienne de la police nationale et la « sécurisation de l’espace public », assumée par la commune.
Une réponse immédiate sur le terrain
Un arrêté doit notamment interdire l’occupation, entre 22 heures et 7 heures, du toit d’un parking où des groupes se réunissent. L’adjoint chargé des quartiers, Youssef Aiboud, est aussi allé à leur rencontre. Des salles avaient été proposées, sous réserve de la création d’une association, mais la démarche n’a pas abouti.
Dans le même temps, la police municipale poursuit sa montée en puissance. Les effectifs doivent être complets au 1er novembre, avec huit policiers municipaux, quatre ASVP et un agent administratif. « Il y a un vrai renforcement de la police municipale », souligne Cyrille Brero, qui évoque une attente croissante de la population.
Les horaires ont aussi été élargis, tandis que des motos et un véhicule supplémentaire doivent compléter l’équipement. Pour le maire, l’objectif est clair : faire de la police municipale « la police de tous les Lédoniens », présente devant les écoles, dans les quartiers et plus réactive lorsqu’elle est sollicitée.
Des résultats à mesurer
Stéphane Mallet appelle néanmoins à ne pas juger cette nouvelle organisation trop vite. Les six agents actuels ne travaillent ensemble que depuis quelques semaines. « Ça ne se mesure pas en un mois », prévient-il. Des indicateurs doivent donc être mis en place pour évaluer l’impact du service.
Enfin, la municipalité mise sur une coordination renforcée avec la police nationale et les services de l’État. Cyrille Brero évoque une « synergie très forte » autour de la vidéoprotection. À la Marjorie, Stéphane Mallet assure que les habitants seront accompagnés : « On ne les abandonnera pas. »
























